Splendeurs et Fureurs
4 avril 2018

Conseillé par Marie-Laure

Adulée par Jonathan Franzen et Angela Carter, Christina Stead est malheureusement trop peu connue. Pourtant, son style est percutant, drôle et son œuvre est assurément moderne. Féministe ? Certainement. Mais il paraît qu'elle n’aimait pas cette étiquette. Son quatrième roman, "L'Homme qui aimait les enfants" (1940 et 1988 pour la version française chez Fayard) est considéré comme un des meilleurs romans de langue anglaise. "Splendeurs et Fureurs" raconte un chassé-croisé entre plusieurs personnages dans le Paris des années 1930. Une comédie romantique avant l'heure mais avec le talent et l'intelligence d'une Christina Stead, cela prend une tout autre dimension. Elvira Western décide de quitter Londres et un mari avec lequel elle s'ennuie. Elle rejoint son amant Oliver Fenton, de cinq ans son cadet, installé à Paris. Si les premiers jours dans les hôtels et cafés parisiens la ravissent, elle commence rapidement à se poser des questions. A-t-elle un avenir avec ce jeune homme un peu trop exalté ? A-t-elle eu raison de quitter son mari Paul ? D'autant plus qu'il est prêt à la reprendre. Un italien, marchand de dentelles rencontré dans le train, une danseuse de cabaret sans le sou ou la brillante fille d'un antiquaire, tous ces personnages vont venir s'ajouter au triangle amoureux. Les idées communistes alimentent les débats ; on s'interroge sur la meilleure façon de vivre : doit-on se marginaliser ou chercher le confort domestique ? Elvira se demande si elle est capable de vivre une relation constante. Cependant, elle est plus profonde qu'elle n'y paraît. À sa façon, elle pose la question du statut des femmes dans la société et montre que peu importe leur choix de vie, il se fait systématiquement en fonction d'un homme : mari ou amant !

© Page des libraires n°189/ Printemps 2018

Tous les conseils de lecture

Récit d'une femme à la fois fragile et combative
Le , Librairie Coiffard - Tome 1

Ce second roman relate le destin troublé d’une femme amoureuse et sensible aux prises avec des traumatismes de l’enfance. On suit ses escapades à vélo, on lit ses lettres et on vit son quotidien à l’hôpital psychiatrique. A la fois combative et fragile, elle nous entraîne dans sa lutte contre ses démons et nous déclare que malgré la maladie c’est encore le sentiment amoureux qui se distingue de tout.
Née en 1973, Lisa Barel est musicienne. Après un album éponyme chez « Tôt ou tard »/ Warner, elle écrira L’Everest au plafond. Toujours aux éditions du Serpent à Plumes, De l’odeur de l’encre est son second roman.

"Il ne suffisait pas de vouloir, il fallait se donner les moyens. Quelque chose bougeait de l’intérieur, quelque chose vivait de plusieurs manières. Ça voulait tout et ça ne savait pas trop comment l’atteindre. Je me laissais guider, entreprendre par la chose. En moi, ça bougeait. Personne ne pouvait se douter à quel point. Personne ne pouvait se douter que c’était peut-être grave. Car, en effet, c’était grave. Ça voulait tout, ça voulait surtout. Je savais ce que ça voulait et je n’y pouvais rien. Ça bougeait, voilà. On n’y avait vu que du feu. Un jour, il serait trop tard. "

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