21,00
Conseillé par (Libraire)
28 mars 2024

Conseillé par Marion H

Notre planète telle que nous la connaissons a irrémédiablement changé. Les crises sanitaires et le réchauffement climatique ont eu raison de notre civilisation. Nous sommes à présent en 2224, en France, où nous rencontrons Rachel Fisher, bientôt la cinquantaine, coiffeuse qui s’apprête à être retirée. Comprenez par “retirée” le fait d’appartenir à la gente féminine, d’être ménopausée et de n’être plus utile à ses chers conjoints, en matière de fécondité. Les femmes peuvent désormais se la couler douce dans un endroit paradisiaque, faire la fête et siroter des cocktails. Leurs moitiés pourront alors prendre une nouvelle compagne bien plus jeune. La belle vie, non ? Dans le même temps, Keen Taylor, le mari de Rachel, découvre le corps de trois fillettes. étrange dans un monde où les crimes et délits n’existent plus depuis une éternité. Et cela grâce à une intelligence artificielle, Maya, accrochée à nos poignets, via un bracelet permettant de contrôler nos émotions. Alors comment ce drame a-t-il pu avoir lieu ? Keen enquête discrètement et ce qu’il va découvrir relève de l’horreur absolue. Sophie Loubière s’inscrit dans une lignée d’autrices comme Christina Dalcher et Margaret Atwood, capables d’imaginer notre société futuriste dans un cadre ultra réaliste, et c’est effrayant de justesse. Plus de 500 pages de retournements de situation, les chapitres se dévorent. Un thriller addictif dans ce monde au vernis parfait !

Conseillé par (Libraire)
17 février 2024

Conseillé par Stéphanie, Rémy, Manon et Joséphine

« Un mystère, c’est la plus profonde chose qu’il y ait pour l’imagination humaine » écrivait Jules Barbey d’Aurevilly. Cette citation aurait eu toute sa place en exergue du roman de Camille de Peretti tant l’autrice s’empare avec talent et inventivité des énigmes qui entourent l’histoire de "Portrait d’une dame", petit tableau du grand Klimt dont on découvrit en 1996 qu’il était un repeint. En quelques lignes au début du livre, Camille de Peretti résume ce que l’on sait de ce portrait et tout ce que l’on ignore, ce sont « les faits » comme elle les intitule. Elle peut ensuite laisser place à sa créativité, imaginer une grande fresque qui démarre à New York au moment de la crise de 29, pour faire un détour en 1917 dans l’atelier de Klimt, s’arrêter quelques temps aux côtés de Martha, fille-mère, qui s’épuise dans une usine de Loebendorf et revenir dans les années 80. En alternant les temporalités, Camille de Peretti sème des indices, des histoires d’amour, des désillusions, des révélations qui happent littéralement le lecteur. Un grand coup de cœur pour ce roman sélectionné pour notre Prix du roman Coiffard 2024.