Le coureur et son ombre

Olivier Haralambon

1er Parallèle

  • 22 août 2018

    L’effort du cycliste vu par un ancien cycliste professionnel reconverti à la philosophie. Alors on oublie tous les poncifs et on prend la roue du vélosophe Olivier Haralambon. Ça va mouliner !
    Cet essai se lit comme un roman, la tête dans le guidon. L’auteur a écrasé les pédales au plus au niveau et écrit admirablement bien ! On s’extasie sur ses descriptions de l’esthétique de l’effort et ses analyses sociologiques et philosophiques de la discipline !
    Un livre pas assez connu qui donne envie de lire et de pédaler. Ou de jeter un œil sur le Tour de France.


  • par (Libraire)
    28 juin 2017

    Conseillé par Pauline

    "Qu'importe qu'un champion ne porte pas l'habit, un coureur est toujours nu."
    Plongé dans les articulations d'une mécanique charnelle, le cyclisme est ici évalué en intensité de pulsations. Etre cycliste enclenche, dès lors, un processus vital.
    Olivier Haralambon fut coureur cycliste et "enfant de la pédale" dès 13 ans, son acuité pour décrire le vélo n'a pas d'égal. Pour lui, la bicyclette est l'appendice d'un corps qui vit, d'un corps en mouvement.
    Et c'est ainsi qu'un flux sanguin traverse chaque pages et irrigue celui qui les lit.
    D'ailleurs, ne vous y méprenez pas, il s'agit là bien plus que d'un sport:
    « Vous les croyez des brutes, ils sont délicats comme des danseuses, subtils plus que bien des écrivains, faute de quoi ils n'avanceraient pas. Des danseurs, des marins, des écrivains, des toreros, des poètes, des artisans de l'effort, des mystiques, des ascètes. Ce que vous voulez, mais pas des sportifs. Oubliez ça, le sport.»