Darktown

Darktown

Mullen, Thomas

Rivages

  • par (Libraire)
    6 juin 2019

    Conseillé par Coralie

    Darktown, c'est la ville d'Atlanta en 1948 et plus particulièrement les quartiers noirs de la ville.
    Le constat de départ est simple : le maire d'Atlanta a décidé de créer une patrouille de flics noirs. Cette décision est clairement de la poudre aux yeux et ces nouveaux flics sont parqués dans le bureau le plus exigu et le plus loin possible du commissariat. L'enquête semble plutôt classique : une jeune femme - noire - est retrouvée morte dans un terrain vague. Ce type d'enquête, habituellement vite bâclée va laisser l'équipe des nouveaux policiers sur le qui-vive. Impossible pour eux de laisser ce meurtre sans explications.
    Désaisis immédiatement de l'enquête, certains vont malgré tout continuer à enquêter de leur côté en luttant contre toutes les exclusions dont ils sont victimes.
    Darktown, c'est entrer dans la noirceur d'une ville au lendemain de la seconde guerre mondiale, c'est flirter avec la corruption, se prendre de passion pour les enquêteurs et vouloir faire la lumière sur toute cette affaire coûte que coûte.


  • par (Libraire)
    7 mai 2019

    En 1948 à Atlante, pour la première fois des noirs peuvent devenir policier.
    Ils ont interdiction d'arrêter des blancs, de leur adresser la parole, de porter une arme, d'avoir un véhicule de patrouille et ils sont consignés à un quartier : Darktown, le quartier noir.

    De plus, quand la moitié de vos confrères sont encartés au KKK, il est donc particulièrement difficile d'enquêter sur le meurtre d'une jeune femme noire par un blanc...

    Entre roman noir et récit sociologique, du très bon travail !

    Fabien


  • 29 janvier 2019

    États-Unis, policier

    Quelle plongée dans un état du sud des États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale !
    Les noirs sont encore séparés des blancs, le racisme joue à plein, et il ne viendrait à l’idée de personne d’appeler une Mama Madame. Dans ce contexte, évolue la première brigade noire de la ville composée de 8 hommes, et chargée de patrouiller dans Darktown, le quartier noir.
    Mais attention, pas de voiture pour eux, ils vont à pied ; pas le droit d’arrêter ou de verbaliser des suspects, ils doivent forcément appeler des policiers blancs ; et l’ambulance met parfois du temps à arriver jusqu’à eux.
    L’auteur nous plonge dans un temps pas si lointain mais qui m’a paru pourtant à des années-lumière, où l’on appelait un homme de couleur un nègre, et où celui-ci ne regardait jamais un homme blanc en face, toujours le regard au niveau de la poitrine.
    Si l’auteur est un peu manichéen (les gentils policiers noirs contre le méchant policier blanc colérique), il est en revanche plus nuancé concernant ce fameux policier blanc que l’on aime détester.
    Un roman policier d’ambiance avec des personnages attachants et qui s’accrochent coûte que coûte pour découvrir la vérité sur la mort d’une pauvre jeune fille noire.
    Une peinture de l’Amérique ségrégationniste des années 50 que l’on aimerait croire révolue.
    L’image que je retiendrai : celle de la mère d’un des policiers noirs lui expliquant que, même si ils ne peuvent arrêter personne, leur présence et leurs actions apaisant les habitants de ce quartier noir de la ville.
    https://alexmotamots.fr/darktown-thomas-mullen/


  • par (Libraire)
    21 novembre 2018

    En 1948, la ville d'Atlanta recrute ses premiers policiers noirs.
    Ces policiers qui continuent de souffrir de la ségrégation raciale et n'ont pas les mêmes prérogatives que leurs collègues blancs. L'enquête officieuse menée par deux d'entre eux lors du meurtre d'une jeune métisse est passionnante. Le contexte social et racial de l'époque est très présent et vraiment percutant.
    A lire absolument !