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Carnaval

Carnaval

Mathis, Hector

Buchet-Chastel

  • par (Libraire)
    2 septembre 2020

    Conseillé par Léa

    Après "K.O", son premier roman, Hector Mathis confirme son talent avec "Carnaval".
    Nous retrouvons Sitam à Paris. La maladie l'a poussé à fuir et quitter toutes les personnes qui partageaient son existence. Mais le voilà en mal de la môme Capu et bien décidé à tout faire pour la retrouver.
    La mort d'un vieil ami le ramène dans sa banlieue natale, la grisâtre, empreinte de souvenirs, le faisant immédiatement replonger dans son passé.

    "Carnaval" c'est un portrait de l'adolescence, la fresque d'une bande de potes, les galères, la débrouille, l'insouciance, le désespoir, mais surtout la liberté et l'urgence de vivre.
    Cette urgence nous la retrouvons dans l'écriture d'Hector Mathis. Il nous emporte dans un rythme effréné avec une farandole de personnages hauts en couleur auxquels on s'attache sans exception.
    L'écriture est ciselée, slamée, brutale.
    La lecture du dernier roman d’Hector Mathis nous émeut, nous envoie un petit uppercut, tout en nous faisant rire et sourire.

    « Je sais ce qu’ils veulent les lecteurs. Je suis tout pareil. Je m’en vais les pare choquer ! leur retourner la gueule d’émotion. Qu’ils aient la peau qui se décolle, les tissus qui se détachent ! l’âme qui dégobille ! Qu’on leur voie l’intérieur à chaque bouquin ! » Pari réussi ! Hector Mathis nous livre encore une fois un roman qui ne peut laisser indifférent. »


  • 31 août 2020

    On retrouve Sitam (Mathis ?), le héros de K.O..
    Il revient sur sa jeunesse et son groupe d’amis, dans sa banlieue d’origine, la grisâtre.
    Est-ce ce que l’on nomme une préquelle ? (mot que j’ai appris récemment et que je suis fière de caser)
    Je n’ai hélas pas retrouvé la magie du premier roman que j’avais énormément apprécié.
    Moins de musicalité, moins de poésie.
    C’est assez sombre, pessimiste.
    On en ressort amer, même si l’amitié des personnages perdure au-delà de la jeunesse.
    Il n’y a pas vraiment d’intrigue.
    Juste une jeunesse jetée en vrac au lecteur.
    C’est une écriture parlée, aux expressions choc, directes .
    Je pense que j’aurais préféré Carnaval si je n’avais pas lu K.O. que j’avais trouvé tellement abouti.
    J’ai eu ici une impression de "rajoutis", il n’y avait plus la surprise d’une belle découverte.