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Beautiful boy

Beautiful boy

Tom Barbash

Albin Michel

  • par (Libraire)
    15 octobre 2020

    Conseillé par Marie-Laure

    "Beautiful Boy" en hommage bien sûr à la chanson de John Lennon pour son fils. Nous sommes à New York en 1980. Admirez le Dakota Building, immeuble réputé pour sa façade magnifique mais aussi pour avoir été la résidence de plusieurs stars telles que Lauren Bacall, Leonard Bernstein et donc, John Lennon et Yoko Ono. On peut aussi y rencontrer la famille Winter, dont le père Buddy, ancien présentateur de talk show se remet d’une dépression nerveuse. Son fils, Anton vient de rentrer d’une mission humanitaire au Gabon après avoir contracté le paludisme. Buddy lui demande de l’aide pour revenir sur le devant de la scène. Il a le projet d’une nouvelle émission et aimerait y inviter l’ancien Beatles. Un beau roman sur la relation père-fils dont le titre se fait l’écho mais aussi un roman sur les dérives de la célébrité. Une fresque passionnante avec une galerie de personnages tous plus glamours les uns que les autres.
    Article rédigé pour Page des libraires par Marie-Laure Turoche, libraire


  • 8 octobre 2020

    Une belle parenthèse.

    Envie de passer une année avec John Lennon ? Et pas n’importe laquelle, mais sa dernière année, 1980. Alors Beautiful Boy pourrait exaucer ce souhait.

    Anton Winter, la vingtaine, est le fils de Buddy, ancien présentateur télé très aimé mais dépressif, et après avoir passé une année en mission humanitaire, le voilà de retour dans l’appartement familial.
    Mais leur adresse n’est pas n’importe laquelle : ils habitent un très bel appartement dans le fameux Dakota Building, et leurs voisins sont Lauren Bacall, Rudolf Noureev, Jack Palace, ou encore John Lennon, et sa femme Yoko.
    Pour Buddy, le retour de son fils est une bénédiction : car c’est grâce à lui, et surtout avec lui, qu’il compte reconquérir les plateaux télé.
    Mais à tant entremêler leurs destinées, le rôle de père/fils semble bien souvent s’inverser...
    Jusqu’où un enfant peut-il s’oublier lui-même pour le bien d’un de ses parents ?

    Avec ce roman tout en délicatesse et en profondeur, Tom Barbash dissèque la relation, fusionnelle et parfois épuisante, d’un père et d’un fils.

    Avec un rythme volontairement lent (mais jamais ennuyeux !), l’auteur nous raconte, par la voix d’Anton, les grands et les petits changements qui ont secoué New-York (et les Etats-Unis dans leur ensemble) durant cette année 1980.
    Si la fin (tragique) est connue de tous, puisqu’elle fait partie de l’Histoire, les chemins de traverse qu’il nous fait prendre pour y parvenir sont aussi intéressants que passionnants.

    En suivant la famille Winter, ainsi que leurs amis et voisins, on se surprend à apprendre certaines choses ignorées, et à s’en remémorer d’autres que nous avions apprises à une époque.
    Et c’est ce qui fait tout le charme de ce roman, très bien ancré dans les eighties, et en même temps terriblement actuel.

    Avec de très belles déclarations d’amour à la littérature et à la musique, Tom Barbash nous restitue une époque que beaucoup d’entre nous n’ont pas connue et qui nous rend portant nostalgiques.

    Appuyée par des recherches approfondies, et servie par une plume délicate, cette histoire s’immisce doucement mais fermement dans l’esprit du lecteur, et offre une sorte de parenthèse enchantée que l’on ne quitte qu’à regrets.
    À lire.