La fièvre, Roman

La fièvre, Roman

Sébastien Spitzer

Albin Michel

  • par (Libraire)
    22 janvier 2021

    Plongez dans une ambiance et un contexte réalistes avec des personnages travaillées. Vivez la fièvre, de la première à la dernière page, comme si vous y étiez. Dangereusement, ce roman fait écho à notre actualité. J'ai adoré !


  • par (Libraire)
    19 janvier 2021

    Coup de coeur de Clémentine : Fièvre jaune et racisme, deux fléaux à Memphis au XIXe siècle

    En 1878, une épidémie de fièvre jaune s'empare de la ville de Memphis. Mais cette dernière est également en proie à un autre fléau : un racisme profondément ancré, qui perdure malgré l'abolition de l'esclavage.
    Sébastien Spitzer met en scène des personnages variés (la tenancière d'un bordel de luxe, une jeune métisse défavorisée, un rédacteur en chef membre du Ku Klux Klan) et dessine, en même temps que leur histoire individuelle, celle d'une société en transition, stoppée nette dans son activité par l'effroyable épidémie qui frappe la ville. Celle-ci est terrifiante, car incontrôlée et incontrôlable (on ne connaît pas encore les causes de la maladie) et détruit la ville en la vidant de ses habitants, qui, s'ils ne meurent pas, fuient.
    Difficile de ne pas faire le lien avec la pandémie actuelle, bien que l'auteur ait commencé à écrire avant l'arrivée de la Covid-19. Un tel sujet pourrait sembler pesant en cette période, pourtant ce parallèle n'a nullement nuit à ma lecture. Malgré les événements tragiques qu'il rapporte, le roman reste positif et très instructif, et l'écriture vivante de Spitzer en fait une lecture des plus agréables.

    Autre lecture intéressante sur le sujet du racisme aux États-Unis : la BD Blanc Autour de Stéphane Fert et Wilfrid Lupano publiée chez Dargaud.


  • par (Libraire)
    6 janvier 2021

    Conseillé par Manon

    En 1878 à Memphis, une maladie mystérieuse contamine petit à petit les habitants.
    Keithing, rédacteur en chef du journal local, publie un article effrayant qui fait souffler un vent de panique sur la ville. Au milieu des bousculades et de la terreur, Anne Cook, tenancière du lupanar le plus luxueux de la ville, aménage sa maison close en hôpital de fortune. Raphaël T. Brown, ancien esclave, met en place une milice de fortune pour défendre Memphis des pillards et des ingrats qui n'ont jamais voulu de lui.
    Emmy, treize ans, tente de fuir la catastrophe et découvre les horreurs que les hommes sont capables de commettre pour assurer leur survie.

    Quatre vies bouleversées dans une ville qui se vide et où le silence s’installe. En résonance avec le confinement et l'inquiétude qui occupe notre quotidien, Spitzer décrit avec émotion et précision la panique qui s’empare d’une population entière alors qu’un mal non identifié s’acharne à la décimer.
    Amateurs ou amatrices de livres historiques, n'hésitez pas à vous plonger dans ce récit extrêmement bien documenté et plein d'une fougue littéraire qui vous emportera au coeur d'une histoire méconnue de l'Histoire.


  • 1 décembre 2020

    Virus

    J’ai cru, dans les premières pages du livre, qu’il serait question de peste : langues noires, vomis.

    Mais la fièvre jaune des bords du Mississippi touche et détruit aussi les reins.

    L’auteur raconte l’arrivée de cette fièvre meurtrière dans la ville de Memphis. Il s’attache à trois personnages qui se croiseront forcément : Anne Cook, tenancière de la maison close transformée en dispensaire ; Keathing, directeur du journal local, chef du KKK et dont la femme est partie définitivement à New-York ; Emmi, dont la mère est employée de maison pour de riches blancs.

    Un quatrième personnage imposant prend les rennes de la villes : Raphael T. Brown. Ancien esclave devenu homme libre, il met en place une milice pour tenir à distance les pillards.

    Un roman qui se lit avec facilité, aux personnages attachants, au décor terrifiant.

    Évidemment, c’est avant tout le chacun pour soi. Rare sont ceux qui se portent au secours des autres. Une épidémie, quoi….

    Une lecture historique dépaysante sur fond de virus.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des coquelicots, fleurs préférés d’Anne, et qui pousseront pour elle sur les berges du fleuve après le calme revenu.

    https://alexmotamots.fr/la-fievre-sebastien-spitzer/


  • 9 novembre 2020

    La fièvre est de retour!

    Et alors qu'en 1878 la fièvre sévit, Memphis se vide de ses habitants, cédant progressivement la place aux pillards. Les destins d'Emmy, la jeune métisse, de Keathing le patron du journal locale, d'Anne Cook la tenancière de maison close vont se croiser... et les transformer à jamais .


  • par (Libraire)
    1 novembre 2020

    Coup de coeur

    L’actualité est bien facétieuse : alors que l’auteur regardait une vidéo d’Elvis Presley pris de fou rire lors d’un concert à Las Vegas et atteint par cette contagiosité, Spitzer se penche sur l’histoire du King et notamment ses rapports avec la ville de Memphis, Tennessee. C’est alors qu’il apprend qu’un terrible mal s’est abattu sur la ville en 1878. Lequel ? Pourquoi ? Comment ? L’écrivain examine cette histoire méconnue des Etats-Unis et en fait un roman remarquable. Comme Camus dans La Peste, la lumière est dirigée vers la nature humaine, qui face à des circonstances exceptionnelles, se révèle être héroïque ou lâche. Que les faits se déroulent en 1878 ou en 1947 ou en 2020, les gouvernants sont à chaque fois dépassés et le peuple doit subir ces tragédies et pleurer ses morts.

    Et comme à chaque fois dans les romans de Sébastien Spitzer, les femmes sont mises en valeur grâce à leur courage et opiniâtreté. L’histoire, grâce à la plume enlevée du romancier se lit presque en temps réel grâce à ses chapitres courts et nerveux.

    Encore un très grand Spitzer qui pourrait faire sienne cette maxime de Mark Twain : « l’histoire ne se répète pas, elle rime »


  • par (Libraire)
    19 septembre 2020

    Quand un événement sombre de l'histoire laisse percer la part lumineuse d'humanité qui sommeille en chacun.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2020

    Memphis 1878, Emmy jeune métisse frétille. Dans quelques jours, son père blanc viendra à sa rencontre. Elle attend cet instant depuis longtemps. Malheureusement, l'homme qui descend du bateau et fait une halte au bordel de Anne Cook s'écroule en pleine rue au petit matin foudroyé d'un mal mystérieux qui ne tarde pas à s'étendre en ville. La Panique aussi. Abandonnée aux pillages Memphis s'enfonce dans le chaos. Alors sous l'égide de Anne cook et Keathing, suprémaciste blanc et rédacteur en chef du journal local, les secours s'organisent. Ce duo improbable symbolise l'espoir. Et au milieu de cette tourmente des traits de caractère apparaissent, parfois insoupçonnés ou insoupçonnables. Inspiré d'une histoire vraie, Spitzer, en véritable conteur nous peint une formidable fresque historique, nous replongeant avec effroi dans une Memphis ségrégationniste. Lecture exaltante.
    .


  • 1 septembre 2020

    Brûlant et passionnant.

    La Fièvre est un roman brûlant. Un roman qui exerce sur le lecteur une emprise à la fois crue et délicate, comme le style de l’auteur.

    Sébastien Spitzer raconte ici la ville de Memphis, au moment le plus chaud de l’été 1878, alors qu’une terrible et mystérieuse fièvre s’abat sur la ville.

    Les personnages sont dessinés au scalpel, et les dialogues sont tranchants comme des poignards.

    Emmy, l’adolescente métisse, à la recherche de son père qu’elle idolâtre sans connaître.
    Anne, la maîtresse-femme au passé trouble, mère maquerelle du plus beau bordel de la ville.
    Keating, le raciste, aigri et proche du KKK, qui tente d’oublier dans son travail tout ce qui manque à sa vie.
    Et Brown, l’ancien esclave, fort et fier, aussi farouche défenseur de sa ville que de sa liberté si difficilement acquise.

    Quatre personnages aussi différents, rien, absolument rien ne devrait pouvoir rassembler.
    Pourtant une chose va y parvenir : la Fièvre.
    Car elle entraîne de nombreux décès, qui eux-mêmes entraînent l’émergence de pillards qui ne reculent devant aucune exactions envers les survivants...

    Alors survivre, et, plus encore, sauver leur ville devient leur but commun.
    Et pour ça, eux non plus ne reculeront devant rien.

    Sébastien Spitzer fait renaître sous nos yeux, et avec un talent fou, une ville et un dix-neuvième siècle ou la mort, le racisme et la violence règnent en maîtres.

    Chaque page transpire des nombreux vices qui peuplent les rues de Memphis.
    Chaque dialogue sue de la haine et des blessures, physiques et psychologiques, de ses habitants.
    Chaque chapitre suinte de toutes ces colères qui ne demandent qu’à s’exprimer.

    C’est la rencontre de l’innocence et du vice, de la bonté et du racisme, des bonheurs simples et des malheurs compliqués.

    C’est un rendez-vous, entre un auteur, un livre entêtant, et des lecteurs ébahis.
    Quatre personnages qui nous marquent et nous manquent, nous révulsent et nous enchantent.

    Un roman de la rentrée littéraire à découvrir parce qu’il nous fait saisir toutes les nuances d’un monde qui n’existe plus.

    Un roman qui nous contamine dès les premières lignes, pour notre plus grand bonheur.
    Merci Monsieur Spitzer !


  • par (Libraire)
    1 septembre 2020

    A lire absolument !

    Sébastien Spitzer nous plonge en 1878 à Memphis où une fièvre va décimer un tiers de la ville en quelques mois. Inspiré d'un fait réel, l'auteur nous démontre au travers de ce roman, avec un très grand réalisme, comment un événement tragique peut à la fois transcender mais aussi dévoiler les pires travers de l'être humain.
    Avec son souci du détail et son écriture fluide et précise, Sébastien Spitzer nous fait véritablement vivre "cette fièvre", les personnages se révèlent au fil des pages et marquent le lecteur.

    On ne peut s'empêcher de fair un rapprochement avec l'actualité, tout se répète...


  • par (Libraire)
    22 août 2020

    Excellent!!!

    La fièvre s'est installée à Memphis, tous les symptômes sont là , on voit la ville se transformer en chaos , le fossoyeur est aux portes!! Ding, ding!!!.
    Découvrez cette histoire vraie de 1878, un roman qui se dévore, des histoires qui s'enchainent aussi vite que l'épidémie se propage...


  • par (Libraire)
    22 août 2020

    Conseillé par Fabienne, libraire

    Prise par La Fièvre au point de l’avoir lu d’une seule traite. Lecture dévorante qui m’a conduite à Memphis en 1878 pendant une terrible épidémie. Des destins hors norme, des personnages hauts en couleurs, un univers foisonnant d’une densité et d’une richesse incroyables, une écriture vraiment flamboyante.
    Que dire encore si ce n’est que Sébastien Spitzer confirme ici son immense talent de conteur et que ce roman est particulièrement abouti.


  • par (Libraire)
    21 août 2020

    Peste américaine

    A la fin du XIXème, dans la ville de Memphis, se déclare une épidémie. La maladie se répand dans les rues, sans remède apparent pour la population qui se remet difficilement de la Guerre de Sécession. Parmi eux, Spitzer fait évoluer trois protagonistes : une gérante de maison close, un ancien esclave et un journaliste aux tendances politiques porches du Ku KLux Klan. Chacun va tenter, à sa manière, d'endiguer le fléau et de sauver sa peau. Spitzer s'empare une nouvelle fois d'un fait historique et y fait évoluer ses personnages avec un sens de la mise en scène et de la tension à couper le souffle. Dans cette ville prise à la gorge, les protagonistes glisseront-ils vers le mal et l'individualisme, ou conserveront-ils leur humanité ?


  • par (Libraire)
    21 août 2020

    "Ecrit avant les débuts du coronavirus, ce roman décrit la fièvre jaune qui sévit à Memphis en 1878. Les personnages sont hauts en couleur, la tenancière du bordel local, le rédacteur du journal et même le croque mort. Dans ces temps où toutes les règles tombent, les vrais héros et les lâches se dévoilent. Ce livre est une réussite, il mêle la réflexion sur la nature humaine et l’énergie du roman d’aventure. Passionnant et romanesque !"

    Anne, Libraire Charlemagne Toulon


  • par (Libraire)
    9 août 2020

    Un mal qui se répand

    Alors oui, je vous entends d'ici, lire un livre sur une épidémie en pleine épidémie, le conseiller à la rentrée avec peut-être une deuxième vague, est-ce judicieux? C'est sans compter le temps d'écriture, qui ne prévoyait peut-être pas alors de faire se rejoindre la réalité et la fiction. Et puis au-delà de cette épidémie, il y a deux autres sujets importants dans ce livre: le racisme, et la place des femmes. Une fois cela posé, on est encore loin d'en avoir fait le tour tant ce roman est riche, passionnant, Sébastien Spitzer a un véritable talent de raconteur. Il met en valeur ses personnages, leur donne une véritable profondeur, et montre à quel point une situation exceptionnelle peut révéler des instincts insoupçonnés, raisonnés, ou non, de l'instinct de survie, à l'organisation, de la lâcheté à la solidarité, de la monstruosité à l'Humanité. Ce texte se comprend encore mieux à l'aune de ce que nous venons de vivre, en révèle toute sa justesse. Passionnant!