D'Amour et de guerre

Akli Tadjer

Les Escales

  • 15 avril 2021

    En 1939, Adam a vingt ans.
    Dans les montagnes de sa Kabylie natale, il construit une maison pour y vivre avec son bel amour Zina.
    Mais la guerre éclate et le voilà enrôlé de force.
    Il part pour la France, défendre le pays.
    Des livres sur la seconde guerre mondiale, on en a déjà lu pléthore.
    Comment arriver à nous captiver encore ?
    Et bien il y réussit Akli Tadjer.
    En nous faisant voir cette guerre par les yeux d'un jeune colon.
    En nous révélant les conditions qui leur étaient réservées.
    Ce roman, c'est toute l'horreur et la cruauté de la guerre.
    Mais c'est aussi toute la force et la beauté de l'amour.
    Comment ne pas s'attacher à Adam ?
    Quelle force et quelle pureté en lui.
    Et dans toutes les situations atroces qu'il a vécues, il se raccroche à Zina en lui écrivant inlassablement dans son carnet rouge.
    De plus, au cours de ces années, il a réussi à rencontrer de belles personnes et à tisser des liens très forts avec eux.
    L'auteur, d'une écriture simple qui transpire l'humanité, nous fait tourner les pages avec une grande émotion.


  • 9 avril 2021

    Bijou d'humanité

    Beau titre qui résume bien l’importance de l’amour comme seule arme pour supporter la traversée d’une guerre ……

    Adam, jeune Kabyle, est confronté aux événements de la guerre 39-45, enrôlé de force vers le front pour défendre la France, puis déserteur et fait prisonnier par les Allemands. Il a 20 ans, est éperdument amoureux de Zina, et n’est pas épargné par les épreuves atroces qu’il traverse avec courage aux côtés de ses compagnons d’infortune, déracinés, les « Pas Grands Choses ».
    L’espoir de revenir au pays et de réaliser ses rêves avec son grand amour le soutient et colmate ses lambeaux de souffrance.


    La lecture est addictive, ponctuée de rebondissements, les personnages sont attachants, Akli Tadjer nous livre avec subtilité ce périple, d’une plume généreuse ponctuée d’humour, de poésie, d’émotions, atténuant la violence, l’injustice du nazisme et du racisme, les aléas de l’exil….et tous ces hommes brisés par la guerre.
    Le fait d’ignorer le vécu de Zina en parallèle rajoute au suspens.

    Ce récit de guerre vécue par une population locale algérienne et coloniale solidaire est méritant. L’auteur en fait un roman rayonnant et bouleversant. Bravo.

    « J’ai raconté ma vie de croque-mort, la faim, la boue, la maladie, les lendemains qui ne chantent jamais, l’odeur du pavillon des morts vivants qui me collera à l’âme pour toujours »
    « Zina et moi avions décidé d’accrocher nos étoiles à la même charrue depuis longtemps »


  • 2 avril 2021

    Coup de coeur !

    Un pan méconnu de l'Histoire.

    Des mots vrais, pour un texte intense et bouleversant.

    Énorme coup de cœur de vos libraires !


  • par (Libraire)
    16 mars 2021

    verser le sang impur

    Un homme est arraché à l'amour de sa vie pour aller faire la guerre. Un sujet maintes fois traité : rien de neuf sous le soleil de la littérature. Sauf lorsqu'il s'agit de raconter l'enrôlement d'un jeune Kabyle en 1939. Confronté aux horreurs de la guerre, renvoyé à son statut de citoyen de seconde zone même dans ce contexte, Adam, héros attachant, amoureux de littérature et de la belle Zina, tente de survivre dans Paris occupé, animé par les sentiments les plus universels : la fraternité, l'amour et la liberté.
    Akli Tadjer s'attaque avec délicatesse et sans manichéisme à un sujet très rarement traité : les bataillons d'indigènes envoyés défendre une France occupée, luttant contre le joug allemand au nom d'un pays qui organise pourtant l'asservissement des populations dont on exige qu'elles versent leur sang.