Froid mortel, roman

Johan Theorin

Albin Michel

  • 30 avril 2013

    folie, policier, Suède

    J'avais beaucoup aimé le premier roman de l'auteur, L'heure trouble, puis je avais un peu abandonné l'auteur. Ce Froid Mortel me faisait de l'oeil, et c'est avec plaisir que j'ai replongé en eau trouble.

    Si le précédent roman m'avait laissé une impression de brouillard, je m'attendais à me retrouver plongée dans le froid, au vue du titre. Mais il n'en fut rien. Pas grave, l'intrigue était prenante (et puis il fait déjà assez froid dehors en ce mois d'avril).

    Pas d'enquête à proprement parlé, ou alors le lecteur est l'enquêteur, qui cherche des recoupements, des fils à raccrocher pour éclairer les actes des personnages.

    Et bien sûr, nous nous faisons avoir jusqu'au bout, j'adore ! Je ne vous en dirais pas plus...

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la bande-dessinée que crée Jan : le Farouche contre la bande des Quatre, un exutoire.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/04/22/26977309.html


  • 23 février 2013

    Un vrai coup de coeur !


    Encore un roman venu du froid.... et bien oui. Et quelle lecture !

    Ce thriller psychologique est raffiné et tellement bien mené que le lecteur ne se doute pas une seconde de la manière dont il va se terminer, il sera même à mille lieues du dénouement, c'en est époustouflant et c'est pourquoi il vaut mieux ne pas trop en dire. De toute façon quoique vous essayez de deviner ou supposez, ce ne sera pas ça !

    Johan Theorin (L'écho des morts, L'heure trouble) met en scène des personnages que l'on croisent tous les jours. Il exploite les fantasmes humains, manie la psychologie des êtres avec dextérité, joue avec leur complexité et leurs blessures, entre dans leurs failles et se promène dans leurs têtes en y entraînant ses lecteurs... Et il est fort, très fort !

    Voici une histoire implacable, bien écrite.
    http://isabelle-passions.over-blog.com/article-froid-mortel-johan-theorin-115353150.html


  • 18 février 2013

    Suède, à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Barge les enfants de patients sont accueillis dans une maternelle qui leur est spécialement dédiée. Ainsi, le lien parent-enfant n’est pas rompu. Un poste de professeur est vacant pour un remplacement et Jan Hauger désire l’obtenir. Il n’est pas de la région mais il veut ce poste. Il a oublié de préciser un point sur son CV, un fait dérangeant qui s’était produit au cours de l’un de ses premiers emplois. Jan obtient le poste. Solitaire et sans attache, il se soucie des enfants et tout de suite, il est très vite apprécié par ces derniers. Mais, il cherche aussi à en apprendre un peu plus sur les adultes internés et comment entrer dans l’hôpital.

    En dire plus serait criminel car dès le départ, l’auteur installe de nombreuses zones d’ombre. Dans l’équipe de la maternelle, Lilian et Hanna semblent avoir des secrets à cacher tout comme Jan. Personne n’est blanc comme neige et Jan n’est pas le seul à s’intéresser aux adultes mais surtout à trouver un moyen de déjouer la sécurité pour les rencontrer. Au fil des pages, on en apprend plus sur Jan et sur son passé, L’imaginaire galope à tout allure car Johan Theorin nous entraîne sur de fausse pistes et dévoile de nouveaux éléments.

    Diablement ficelé, une ambiance pesante mais qui n’oppresse pas le lecteur, il faut attendre la dernière page pour que le puzzle se mette en place. Efficace, troublant voire dérangeant avec une fin qui se joue du destin, du lecteur et de Jan. Rien à redire !