Après la guerre

Après la guerre

Hervé Le Corre

Rivages

  • 1 avril 2015

    Bordeaux, guerre d'Algérie, policier

    Polar coup de coeur de ma BM préférée, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Grand bien m’en a pris.

    Voilà un polar écrit par un auteur : des phrases ciselées qui font mouche (au point qu’il faut se concentrer tout le long de sa lecture pour goûter chaque phrase) ; l’atmosphère des bas fond d’un ville après la seconde guerre mondiale ; la guerre d’Algérie vue par les yeux d’un appelé ; le retour des camps de concentration.

    Mais aussi des flics ripoux ; des communistes qui y croient encore (normal, on est dans les années 50) ; des vieilles voitures et l’absence de chauffage centrale . des femmes cantonnées à la cuisine ou sur le trottoir.

    Un roman riche, vous l’aurez compris.

    Un jeu du chat et de la souris entre le policier ripoux et le « vengeur ». Qui sera le plus rapide ?

    L’image que je retiendrai :

    Celle de l’amour d’Olga pour son mari joueur, menteur, tricheur, mais amoureux fou de sa femme et qui reste avec elle jusqu’à la séparation à Auschwitz.

    https://alexmotamots.wordpress.com/2015/03/24/apres-la-guerre-herve-le-corre


  • 2 juin 2014

    Difficile de trouver plus envoûtant

    Difficile de trouver plus noir et plus envoûtant que le nouveau roman d’Hervé le Corre. " Après la guerre " raconte l’histoire d’une vengeance qui tourne mal au début des années cinquante à Bordeaux. Avant la guerre, les deux principaux protagonistes du livre étaient amis, mais l’un d’eux, le commissaire Albert Darlac, a peut-être provoqué la déportation de son ami André et de l’épouse juive de celui-ci. Si la femme a été gazée, l’homme en a miraculeusement réchappé. Du coup André revient à Bordeaux pour régler ses comptes. Autour de lui, mais aussi près de Darlac, flic pourri et  ancien collabo, les cadavres commencent à s’accumuler. L’épuration est peut-être terminée, mais tout le monde n’a pas payé…

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  • par (Libraire)
    3 mai 2014

    Francs-tireurs

    C'est un excellent polar que vient d'écrire Hervé Le Corre. Une histoire de vengeance qui entraine le lecteur du Bordeaux des années 50 à l'Algérie en guerre (on disait alors "les évènements"). Dorlac, le flic pourri, profiteur de guerre, collabo et traître parmi les traitres, est un vrai méchant. Un personnage particulièrement réussi avec ses zones d'ombres, ses faiblesses et ses vices. Et puis, les dialogues sont excellents et on croit vraiment à cette histoire qui met à jour l'horreur de la guerre et plus particulièrement les complicités de la police française avec l'armée allemande. Bref, c'est à lire !


  • par (Libraire)
    1 mai 2014

    C'est le regard porté sur la guerre par deux générations successives :
    - Celle d'un père, époux d'une femme juive, déportés tous deux en 1943
    et dont lui seul reviendra...
    - Celle d'un fils, volontaire pour la guerre d'Algérie, qui nous livre, bruts, son expérience au jour le jour, sa prise de conscience, sa révolte...

    C'est la mise en oeuvre d'une vengeance, pour que ne restent pas impunis les crimes et outrages de fonctionnaires corrompus et avides, qui ont su retourner leur veste au moment opportun.

    L'écriture et le style sont puissants, affûtés, abrupts quand il le faut,
    le lecteur est hâppé, presque "sonné" à la fin...
    "Après la guerre" est un roman important, tout comme son auteur, Hervé Le Corre, l'est pour la littérature policière.