• 20 mai 2015

    génocide, Turquie

    Le silence, c’est ce dont on a besoin en refermant ce livre.

    Après les mots de l’auteur, après la violence des faits, seul le silence permet de revenir au calme.

    Car entrer dans le récit, c’est entrer dans la ville d’Adana à la veille de Pâques 1908. On y découvre une communauté arménienne présente depuis des siècles en Cilicie et au passé riche.

    Mais un événement va déclencher la haine et le ressentiment entre communauté turque et arménienne.

    Avec des phrases ciselées, des adjectifs évocateurs, l’auteur nous plonge peu à peu au coeur du drame.

    Avec beaucoup de poésie, il nous décrit le massacre d’Adana et des villages environnant.

    Les noms des personnages sont répétés, comme une litanie, afin qu’il se gravent dans nos mémoires et que l’on ne les oublie pas.

    Loin de toute polémique politicienne, l’écrivain romance le massacre d’Adana. Ainsi, il ne sera plus couvert de silence.

    Un roman fort sur une page d’histoire sombre.

    L’image que je reteindrai :

    Celle du train arrêté en gare d’Adana, mais qui, le dernier matin, ne démarrera pas.

    https://alexmotamots.wordpress.com/2015/05/15/un-certain-mois-davril-a-adana-daniel-arsand