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Camille, mon envolée

Camille, mon envolée

Sophie Daull

Philippe Rey

  • par (Libraire)
    23 février 2016

    Conseillé par Marie-Laure

    Comment surmonter la perte d'un enfant ? Avec ses mots et sa franchise, sans jamais tomber dans le pathos, Sophie Daull dresse cette ultime lettre à sa fille brusquement décédée. On dit que l'écriture est salvatrice ; cela prend tout son sens ici.


  • 6 novembre 2015

    "L'Anatole de Mallarmé, la Léopoldine de Hugo (tu la connaissais bien, elle), le Gaspard de Sophie, la Bahia de Sylvia, la Pauline de Forest, le Mehdi de Giraud, et maintenant le Lion de Rostain. Ils tressent leurs voix toujours claires, ça fait le grand chant de l'absence, le mistral perdant, qui siffle continûment aux oreilles, même quand le temps est calme et la ville vide."

    L'immersion de l'histoire personnelle dans le discours explique tout l'enjeu de l'autobiographie. Faire l'histoire de celle qu'on a perdu, ce n'est pas simplement raconter des événements passés. C'est s'évaluer constamment en tant que mère, en tant que narratrice, dans la souffrance et l'abandon. Chaque instant des derniers jours de la perte de l'enfant est le moment d'une formation, porteur d'une occasion de maturation à saisir. La narratrice, celle qui sait, est amenée volontiers à juger celle qu'elle fut dans sa relation fusionnelle à l'enfant perdue.

    L'histoire passée, le temps de l'enfance de Camille, est soumise à l'ordonnancement présent et à ses intentions. Dans ce texte bouleversant, Sophie Daull noue un pacte référentiel. Elle dénoue le lien de référence, qui s'annonce de représentation fidèle, entre le monde du livre et le monde réel. C'est un effort de la pensée qu'il faut tenir pour affronter le temps du deuil ; ici le réel se soucie assez peu du vraisemblable ou de l'invraisemblable.

    Disparue, Camille, pour toujours. Faire face à la brutalité de l'annonce, aux interrogations face au corps médical et à l'absence de celle qui devait passer son bac blanc. C'est cette longue lettre d'une mère à sa fille, dépourvue de larmes inutiles, qui nous est confiée. La brutalité de la mort soudaine sous les mots d'une intense beauté, voilà comment sortir du pathos pour créer un texte lumineux et puissant. Les mots échappent au sirop de deuil, un peu gluant. Ce texte n'est pas une simple élégie mais une franche lettre d'amour, de vie, dans la lumière de l'absente.

    L'insupportable et l'indicible balayés pour ne retenir que l'essence de la jeune femme pleine de vie et de promesses et la résistance d'une mère pour que la flamme dans les yeux de sa fille subsiste.

    Premier roman, publié chez Philippe Rey, rentrée 2015.


  • par (Libraire)
    25 août 2015

    La jeune Camille, 16 ans vient de succomber à une fièvre fulgurante de quatre jours. Face à cette perte immense que rien ne soulage, Sophie Daull, la mère et aussi l'auteur du livre, ressent immédiatement le besoin d'écrire. Écrire le martyre de cette fille chérie qui jusqu'à la fin garde force et humour. Écrire l’incompréhension d'une mère face à un monde médical froid et absent. Décrire le parcours terre à terre du deuil entre procédures administratives et funéraires. Sophie Daull s’efforce de raconter l'indicible, l'inexplicable, la fatalité, le vide immense d'une perte irrémédiable. Un livre pansement, un testament qu'on ressent comme un acte d'amour infini. Un livre qui nous serre le cœur. Tragiquement superbe.


  • par (Libraire)
    22 août 2015

    Ecrire pour ne pas oublier

    A la mort brutale, profondément injuste et incompréhensible de sa fille, Sophie Dall noircit frénétiquement les pages d'un petit carnet noir pour ne rien oublier de cette jeune fille, ses eclats de rire, de vie; et pour encore quelques jours, avant de lui dire un dernier au-revoir, continuer à la faire vivre à ses côtés.
    Un récit boulversant où l'ecriture permet de rester debout.


  • par (Libraire)
    20 août 2015

    Une jeune fille meurt très brutalement d'une fièvre violente que les services médicaux échoueront à diagnostiquer, malgré tout ce que feront ses parents pour tenter de les alerter. Quelques semaines plus tard sa mère pour survivre, entreprend de raconter. Ce n'est pas un roman de plus sur le deuil : c'est à la fois un hommage à l'enfant disparue (elle y est si vivante qu'on croit l'avoir connue), un témoignage qui peut aider chacun d'entre nous, et un beau livre sur le travail d'écrire, car le récit est enchassé dans le journal de sa rédaction, avec les effets de la peine qui traversent le présent de ce qui fut vécu et le présent de ce qui s'écrit. Par instants, on sourit.
    C'est avant toute chose une formidable déclaration d'amour parental pour une enfant trop tôt partie de la vie.

    Le sujet en est rude mais le livre fait du bien. Il est de ceux qui marquent une vie de lecteur.