Victus, Barcelone 1714

Albert Sánchez Piñol

Actes Sud

  • par (Libraire)
    12 novembre 2020

    Du château de Vauban en Bourgogne, jusqu'au siège de Barcelone, les mémoires rocambolesques d'un irrésistible vieillard.
    Historiquement irréprochable, et terriblement dynamique.


  • par (Libraire)
    23 avril 2019

    Barcelone, 11 septembre 1714. Suite à la mort de Charles II, la guerre fait rage entre les Bourbons et les Habsbourg pour la succession. A l’issu d’un siège d’une année, Barcelone tombe. Les Catalans assistent alors au massacre et au pillage de leur citadelle érigée par Vauban. Une décennie plus tard, Marti Zuvinia, alors en exil, rédige ses mémoires tout en donnant un récit tout à fait personnel du siège. C’est ainsi que s’ouvre Victus. A la fois roman historique et picaresque, la langue érudite de Sanchez Piñol nous embarque dans une monumentale fresque d’un épisode oublié du XVIIIe siècle. Il est aussi l'autobiographie d'un homme qui n'est ni vertueux, ni héroïque, mais un personnage dont le parcours se construit au hasard d'évènements tragiques. Il y a du Gil Blas de Santillane, du Don Quichotte : ses aventures souvent extravagantes se meuvent dans de caustiques tableaux de moeurs tout en nous offrant une radiographie de toutes les couches de la société barcelonaise de l’époque, où la plus noble n’est pas celle que l’on croit… Lyrique, poétique et burlesque, ce petit bijou de l’auteur de La Peau froide résonne comme un écho aux paroles rapportées par Tite-Live dans son Histoire Romaine : « Pugna magna victi sumus » (« Nous avons été vaincu dans une grande bataille »). Nous avons perdu, oui, mais avec dignité et élégance, faisant ainsi de Victus, sans nul doute, un des chefs-d’oeuvre de la littérature catalane contemporaine.


  • par (Libraire)
    24 mai 2016

    Victus

    Veni, vidi, victus : le récit d'une défaite annoncée, celle du siège de Barcelone en 1714, narrée avec humour et cynisme par l'un de ses protagonistes de l'ombre. Le roman pourrait être bref car les périls sont nombreux, mais fort heureusement, le héros est un lâche, ou du moins un personnage raisonné qui place sa survie au-dessus de certains idéaux, de sorte que nous avons plus de 700 pages à savourer. Impulsif, Zuvi est un apprenti ingénieur dont la colère prend parfois le pas sur la prudence et qui va découvrir au cours de ses pérégrinations l'amour et la fraternité, l'opportunisme plus que la loyauté, la violence et la pitié, mille choix à faire pour osciller entre grandeur et petitesses de l’existence. Un roman épique dans lequel "presque tout est vrai et pourtant parfaitement invraisemblable", ce qui fait aussi sa force. On pourra lire dans un genre approchant "le lecteur de cadavres" d’Antonio Garrido, pour un dépaysement encore plus radical. Thomas L., libraire littérature.


  • 1 mars 2016

    Coup de coeur de Frédérique

    Si vous aimez Dumas, Cervantès ; si vous aimez l’histoire : ce livre est pour vous.

    Sous des allures un peu paillardes et truculentes, VSP nous offre le portrait d’un homme qui passa la moitié de sa vie à construire une forteresse invincible et le reste de sa vie à tenter de la prendre.

    Nous sommes en 1714, l’Europe se déchire l’Espagne à coup d’alliances maritales et de coup de canons. Barcelone sera le dernier enjeu des Habsbourg, des Anglais et des Orléanais.

    Victus est un roman haletant, savant, parfois érudit, mais toujours drôle ou émouvant ; un roman très humain, à ne pas manquer.

    Saluons aussi le travail éditorial : l’objet est beau.