Conseils de lecture

No woman no cry
12,50
par (Libraire)
24 juin 2021

Conseillé par Stéphanie

Evidemment, avec un titre pareil, on fredonnerait facilement Bob Marley ! Le lecteur le croisera d'ailleurs, mais plus mort que vivant … Espionnage, chasse à l'homme et traque informatique, le narrateur, un vieux de la vieille appartenant à la DGSE nous embarque sur les traces de Bassirou Bèye, dit Bass, un physicien sénégalais qui semble avoir basculé dans le terrorisme. Publié en 1986, il y est question de la Namibie (pas encore indépendante) et de lutte contre l'apartheid, une époque de luttes, et pas seulement en Afrique. Si certains personnages ou certaines situations sont un peu caricaturales, ce polar - une denrée littéraire rare en Afrique à l'époque - a le mérite de nous offrir une photographie très intéressante d'une situation politique complexe.


Le roi de Kahel / roman, roman
7,80
par (Libraire)
24 juin 2021

Conseillé par Stéphanie

A la fin du XIXème siècle, Aimé Victor Olivier, vicomte de Sanderval, riche héritier d'une famille lyonnaise caresse avec folie un rêve africain : celui de conquérir le Fouta-Djalon, patrie du peuple Peul. Un personnage tout à fait romanesque qui a pourtant bel et bien existé et dont s'inspire Tierno Monénembo. Quoi de mieux qu'une épopée picaresque parsemée de dangers, vécue par un doux rêveur illuminé mais convaincant, pour nous raconter à la fois le peuple Peul et la totale méconnaissance et incompétence de la France et de son gouverneur. Mêlant l'humour aux intrigues politiques et diplomatiques, entre réalité et fiction, ce roman a su séduire le jury du Prix Renaudot 2008 et notamment J.M.G. Le Clezio qui l'ont récompensé.


Le terroriste noir
6,50
par (Libraire)
24 juin 2021

Conseillé par Chloé

En pleine Seconde Guerre Mondiale, un petit village des Vosges voit apparaître en son sein Addi Bâ, un jeune soldat, un tirailleur originaire de Guinée. Réussissant à échapper aux nazis qui le surnomment le « terroriste noir », il trouve comme seul refuge ce petit village où les habitants n’ont encore jamais vu de « nègre » mais qui vont le prendre sous leur aile, jusqu’à entrer dans la Résistance avec quelques autres habitants et créer ainsi le premier maquis des Vosges.
A travers les souvenirs d’une habitante, Tierno Monénembo nous offre dans cette biographie romancée le portrait incroyable d’un soldat peu ordinaire dans cette partie de la Seconde Guerre Mondiale encore trop méconnue. Un bel hommage aux oubliés de l’Histoire. (Prix Ahmadou Kourouma 2012)


Le pauvre Christ de Bomba
9,00
par (Libraire)
24 juin 2021

Conseillé par Stéphanie

Alexandre Biyidi Awala, plus connu en littérature sous les pseudonymes de Mongo Beti ou Eza Boto, est une figure intellectuelle incontournable de l'Afrique du XXème siècle.
Dans une mission catholique, quelque part au Cameroun, le Révérend Père Supérieur (R.P.S) Drumont compte bien évangéliser les Talas. Denis, un jeune boy de la mission,; l'observe et nous relate l'échec annoncé du missionnaire qui se prend parfois pour le Christ lui-même mais qui devra bien finir par accepter les limites de sa mission apostolique. La vision naïve de Denis fait ressortir tous les paradoxes du colonisateur en empruntant le ton de la parodie. Paru en 1956, ce roman iconoclaste fit scandale en abordant la colonisation par son côté religieux.


Notre quelque part roman
9,95
par (Libraire)
24 juin 2021

Conseillé par Chloé et Stéphanie

À la découverte d’un autre quelque part… Nii Ayikwei Parkes nous emmène au Ghana et nous montre la rencontre entre la civilisation du monde moderne et technologique avec la vie de la brousse, pleine de traditions, de croyances et de superstitions. Cette rencontre est menée par Yao Poku, un vieux chasseur qui va nous raconter la vie du village et Kayo, un médecin légiste venant de la ville ; une étrange affaire de disparitions vient de se produire au village, la police ne souhaitant pas réellement connaître la vérité, c’est Kayo qui va être chargé d’enquêter sur cette affaire.
Nii Ayikwei Parkes amène encore plus d’ampleur à ces deux mondes en oscillant entre les langues très soutenues ou très orales de ses personnages et nous offre une belle critique sociale de son pays, le Ghana.