Conseils de lecture

Pauline Delabroy-Allard

Folio

8,90
Conseillé par (Libraire)
20 février 2024

Conseillé par Coralie, Stéphanie et Rémy

Ça commence par un été heureux. Un enfant est à venir. Sur le chemin du retour, Pauline et sa compagne font une halte chez les grands-parents de Pauline. Cela fait un moment qu'elle ne les avait pas vus. Sur le buffet, elle retrouve la photo de Jeanne dans un cadre doré, cette arrière-grand-mère dont elle ne sait rien mais dont elle porte pourtant le prénom.
L'été s'achève et il y a une carte d'identité à faire faire. Étonnamment, c'est la première fois, alors qu'elle a trente ans, que Pauline fait cette démarche. Elle s'attarde alors sur ses prénoms : Pauline-Jeanne-Jérôme-Ysée. Pourquoi ces prénoms ? Et quel est ce mystérieux prénom masculin venu se glisser au milieu des autres ?
Il n'y a pas de réponse à ces questions. Dans la famille, on parle mais on ne raconte pas. À ce silence va s'additionner un silence encore plus assourdissant. C'est le jour blanc, le jour du drame.
Pauline a fait des études de philosophie dont elle se souvient mal, elle a oublié presque toutes ses lectures mais elle se rappelle parfaitement des trois questions fondamentales de la pensée kantienne. Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Ces trois grandes questions correspondent aux trois chapitres de "Qui sait", qui nous raconte la quête d'une vérité ou peut-être d'un mensonge, la quête d'une identité pour continuer à avancer.


21,50
Conseillé par (Libraire)
17 février 2024

Conseillé par Stéphanie, Rémy, Manon et Joséphine

« Un mystère, c’est la plus profonde chose qu’il y ait pour l’imagination humaine » écrivait Jules Barbey d’Aurevilly. Cette citation aurait eu toute sa place en exergue du roman de Camille de Peretti tant l’autrice s’empare avec talent et inventivité des énigmes qui entourent l’histoire de "Portrait d’une dame", petit tableau du grand Klimt dont on découvrit en 1996 qu’il était un repeint. En quelques lignes au début du livre, Camille de Peretti résume ce que l’on sait de ce portrait et tout ce que l’on ignore, ce sont « les faits » comme elle les intitule. Elle peut ensuite laisser place à sa créativité, imaginer une grande fresque qui démarre à New York au moment de la crise de 29, pour faire un détour en 1917 dans l’atelier de Klimt, s’arrêter quelques temps aux côtés de Martha, fille-mère, qui s’épuise dans une usine de Loebendorf et revenir dans les années 80. En alternant les temporalités, Camille de Peretti sème des indices, des histoires d’amour, des désillusions, des révélations qui happent littéralement le lecteur. Un grand coup de cœur pour ce roman sélectionné pour notre Prix du roman Coiffard 2024.


Les Éditions Noir sur Blanc

23,00
Conseillé par (Libraire)
13 février 2024

Conseillé par Morgan

Dans « Le banquet des Empouses », Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature en 2018, s’inspire de « La montagne magique » de Thomas Mann et déploie un récit onirique et envoûtant se déroulant dans les magnifiques paysages de Basse-Silésie.

Cette réécriture contemporaine et féministe raconte l’histoire de Wojnicz, un jeune homme tuberculeux en décalage avec son époque qui est envoyé faire une cure dans un sanatorium. Là-haut, à la Pension pour Messieurs, il fréquente une communauté d’intellectuels aux idées datées et misogynes (toutes sont véridiques, inspirées d’auteurs reconnus) et se lie d’amitié avec Thilo. Tout se passe « pour le mieux » dans cet environnement propice à la détente, à la fois hors du monde et sous contrôle, jusqu’a ce que Klara Opitz, la compagne d’un médecin de l’établissement, soit retrouvée morte dans des circonstances mystérieuses. En discutant avec Thilo, Wojnicz découvre que ce n’est pas la première fois que des morts suspectes et des disparitions sont signalées…

L’une des particularités de ce roman, c’est qu’il est écrit du point de vue des Empouses, avec tout ce que cela implique d’étrangeté et de distorsions : ce sont des créatures démoniaques féminines, des spectres issus de la mythologie qui la nuit charment et tuent les hommes. Ce « roman d’épouvante naturopathique » nous plonge dans une atmosphère fantastique, hallucinée, ensorcelante. Avec un style hypnotique et sophistiqué, Olga Tokarczuk joue avec les temporalités, brouille les frontières entre les genres et nous offre une superbe méditation sur le temps, l’éducation et l’identité.


25,00
Conseillé par (Libraire)
13 février 2024

Conseillé par Laura

Ce triptyque érotique dépeint le portrait d’une femme ambitieuse à la recherche des plaisirs les plus crus, une quête au cœur de laquelle l’émancipation féminine tient une place importante. À travers trois récits ("Histoire de la bergère", "Histoire de la bonne" et "Histoire de l’affranchie"), l'héroïne se révèle et se métamorphose au fil des rencontres et des explorations qu’elle fait du corps. La sensualité y est débordante et parfaitement décrite. La plume de Léo Barthe (pseudonyme de Jacques Abeille) dégage une telle puissance qu'on pourrait qualifier d’œuvre pornographique ce triptyque érotique composé d'une pluralité de thèmes tant soif de liberté, insoumission, mystère et tragédie émanent de cette héroïne.


32,00
Conseillé par (Libraire)
13 février 2024

Conseillé par Laura

Marcel Béalu nous offre une très belle anthologie de poésie érotique de langue française qui parcourt les siècles, du XVème au XXème. De façon chronologique, le lecteur y retrouve une centaine de poètes et poétesses. Le désir et le plaisir sont évoqués parfois avec un langage cru, parfois de façon plus allégorique, selon le siècle auquel appartenait l'artiste. Louise Labé, Guillaume Apollinaire, Joyce Mansour, René de Obaldia, Théophile Gautier ... Leurs textes sont accompagnés de très belle façon par les illustrations délicates de Louise Bourgoin. Ces différentes silhouettes éclairent de jolie manière tous ces poèmes qui permettent de cerner aussi la façon dont le sexe a été perçu au fil des siècles par les écrivaines et les écrivains.