Conseils de lecture

17,90
par (Libraire)
7 septembre 2021

Conseillé par Stéphanie, Manon R et Rémy

Lire Alain Mascaro, c'est s'assoir au coin d'un feu de camp et écouter une histoire au son d'un violon tzigane. C'est une promesse de voyage et cela tombe parfaitement bien puisque l'auteur, professeur de lettres, a tout quitté en 2019 pour parcourir le monde et écrire ce premier roman.
Tout commence d'ailleurs autour d'un feu et de la voix d'un violon qui s'élève dans la steppe, par-dessus l'hiver. Toute la tribu Torvath est réunie. Cela fait quatre générations que les Torvath dressent leur chapiteau de Vienne à Moscou, de Budapest à Berlin. Ils viennent de brûler la roulotte de Johann, le grand-père, ainsi que son bandonéon. Et tandis que l'on salue cet âme qui s'envole, Svetan pense à l'enfant qui grandit dans le ventre de sa mère et qui viendra bientôt agrandir la lignée. Ce sera un fils, il s'appellera Anton, et ceci sera son histoire.
D'un seul souffle, on embarque aux côtés de cet enfant dont la Grande Histoire viendra détruire un coeur qu'il sera difficile de reconstruire. Anton le dresseur de chevaux, le fils du vent, parcourra le monde. Son père, Svetan, l'a vu en rêve.
"Avant que le monde ne se ferme" se lit comme un conte, terrible et beau à la fois. C'est romanesque, poétique et assez bouleversant.
Sélection pour le Prix du roman Coiffard 2022


20,00
par (Libraire)
7 septembre 2021

Conseillé par Stéphanie, Manon R et rémy

Quand il prépare l'écriture d'un roman, Thomas Reverdy prend son temps, il fouille son sujet jusqu'à le maîtriser parfaitement.
"Climax" est une notion géologique et écologique théorique qui correspondrait à l'état idéal d'équilibre d'un écosystème. En sciences, c'est aussi le point culminant d'une progression. Au sens figuré c'est un moment intense. Autant vous dire que tout comme la structure narrative de ce livre, le titre est parfaitement trouvé !
A l'extrême nord de la Norvège, dans un fjord du Cercle Arctique, une petite ville de pêcheurs s'est développée à vitesse grand V depuis qu'une plate-forme pétrolière off-shore s'est installée à quelques miles de la côte.
Le roman débute par un grave accident sur la plate-forme. La tension se met alors en place rapidement. La nature rude, désolée, fouettée par les vents, serait-elle en train de se réveiller, de se révolter, là, à quelques centaines de mètres sous la mer ?
L'histoire s'installe à travers le regard de cinq personnages. Aujourd'hui devenus adultes, Noah, Ana, Magnus, Anders et Knut, se sont crées un monde magique, peuplé de monstres et de défis dans leur adolescence. Depuis, chacun a vécu sa vie faite d'épreuves et d'éloignements. Tous ont leurs blessures, leurs failles, tous ont un lien très fort avec la nature qui les entoure et qui leur est familière.
Thomas Reverdy alterne son récit entre le danger du présent, les jeux de rôles de ses personnages adolescents et les carnets d'Anders qui répertorie son environnement en train de disparaître sous ses yeux.
Ce roman est passionnant, déroutant et addictif.
Sélection pour le Prix du roman Coiffard 2022.


18,50
par (Libraire)
7 septembre 2021

Conseillé par Stéphanie, Manon R et Rémy

Première scène : Sylvain est concentré. En plein travail. Il s'affaire ainsi pour redonner à Bernadette ce parfum de groseille qui semble se dégager de sa personne. Il veut la pomponner afin de faire honneur à la personne qu'elle a été. Sylvain est embaumeur. Mais un thanatopracteur un peu particulier puisqu'il associe des odeurs à chaque mort dont il s'occupe : bergamote, térébenthine, fleur de cerisier, verveine, vétiver ... En s'imprégnant de ces parfums, il s'approche ainsi au plus près des vivants qu'ils ont été. Il faut savoir que depuis plusieurs années maintenant, depuis un triste 21 juillet, Sylvain Bragonard ne s'entend plus avec les vivants.
C'est pourquoi, Sylvain se maudit tout en s'occupant de Bernadette, se demandant encore ce qui lui a pris d'accepter qu'Alice le suive dans son travail. Alice est étudiante, et prépare une thèse sur les thanatopracteurs. Viscéralement indépendante, curieuse et pétillante, Alice dérange Sylvain avec ses remarques et ses questions intempestives. Sans parler de sa musique qu'elle écoute en permanence dans sa fourgonnette. Car si c'est l'odorat qui dicte la vie de Sylvain, l'ouïe, elle, tient une place essentielle dans la vie d'Alice.
Le ton de Marie Mangez, les caractères de ses personnages, le mystère qui entoure Sylvain le grognon nous séduit immédiatement.
Le lecteur mène ainsi l'enquête aux côtés d'Alice sur cet étrange personnage, taciturne et malcommode qu'est Sylvain. Marie Mangez réussit à nous surprendre, avec poésie, elle nous offre une palette de sens en éveil et nous fait sourire en abordant pourtant le sujet risqué du rapport complexe qu'entretiennent la vie et la mort.
Sélection pour le Prix du roman Coiffard 2022.


Livre 1 - Le mal par le mal

Gulf Stream

15,00
par (Libraire)
7 septembre 2021

Conseillé par Marion

Dès les premières pages, nous découvrons trois adolescents, Ryan, Marie, et Serguei, poursuivis aux quatre coins du monde, pour des desseins mystérieux, par des créatures aux yeux globuleux et à la peau gluante. Ils sont tirés de justesse de leur triste sort par une jeune fille du nom de Kali, une combattante acharnée. Nos héros se retrouvent embarqués sur un bâtiment sous-marin, le Nautilus V et vont devoir tout faire pour sauver le monde d'une entité que certains connaissent et redoutent : l'un des Grands Anciens. Ceux qui ont gouverné notre monde il y a des siècles et qui, restés endormis depuis, se réveillent à présent pour une raison inconnue.

Une aventure survitaminée dès les premières lignes, qui réjouira les fans de H. P Lovecraft, le grand maître de l'horreur, avec sa créature non moins célèbre, Cthulhu. Et permettra aussi aux lecteurs qui ne le connaissent pas de le découvrir à travers les yeux d'un auteur qui le lisait tout jeune, conseillé par son papa, lecteur lui-même addict de ce genre de littérature. L'auteur ne nous laisse pas une minute de répit, avec une fin des plus surprenantes !


par (Libraire)
7 septembre 2021

Conseillé par Marion

“Qu’est-ce que la liberté ? Se faire dorer la peau au soleil, marcher sans un sou en poche, fraterniser avec des semblables, semer des prières, saluer les oiseaux, se saouler de lumière, jouir de tout ce qui est donné, sans mesure, à profusion, sans jamais rien s’approprier…”

A l’été 2019, Charles Wright, un journaliste et aspirant jésuite, part à la conquête du Massif central pour rejoindre l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges, en compagnie d’un prêtre. Il a pour seul bagage son sac et sa bonne humeur. Les deux hommes ont décidé de ne pas s’encombrer de portables et n’ont pas un sou en poche, se prêtant à la générosité des gens du terroir. Empruntant les voies du GR4 et sillonnant des petites villes au nom chantant (Sainte-Eulalie, Saint-Pardoux-d’Arnet, Moranges) que l’on peut situer grâce à une carte en prologue du récit, Charles Wright nous conte ses déboires, ses rencontres, ses méditations sur les sentiers. Et c’est une France bien différente que l’on rencontre par ses mots : une France à l’arrêt, qui se laisse vivre sans l’aide du numérique, une France du partage et de la convivialité. En effet, hors des villes et de leurs rythmes effrénés, le journaliste nous présente notre pays sous un nouveau jour, celui du pas de côté, du lâcher prise pour mieux se retrouver, entouré par la verdure, les vaches et le ciel pour seule compagnie pendant un mois. A son récit vont se rajouter les voix de Charles de Foucauld et d’Arthur Rimbaud, eux aussi partisans de ce pas de côté à leurs époques. Un choix de vie qui transparaît dans leurs œuvres. A cela, Charles Wright additionne une réflexion poussée sur la pérennité du christianisme dans une France qui délaisse les églises pour le divertissement et le numérique. Un voyage à la fois méditatif et littéraire qui nous donne envie de partir ou repartir en voyage.