Conseils de lecture

La Poupée de Kafka
20,00
par (Libraire)
25 février 2016

Conseillé par Marie-Laure

La compagne de Kafka, Dora Diamant, raconte que celui-ci, se promenant un jour de 1923 dans un parc, tomba sur une petite fille en pleurs. Elle lui raconte qu'elle est triste parce qu'elle a perdu sa poupée : "Ta poupée est partie en voyage, voilà la raison. D'ailleurs, elle t'a envoyé une lettre." C'est ainsi que Kafka commence une correspondance, pendant environ 3 semaines, avec cette petite fille qui croit recevoir des lettres de son jouet. Revenons à notre époque. Abel est un universitaire passionné par l'écrivain tchèque, à tel point qu'il en néglige sa femme et sa fille Julie. En grandissant, cette dernière va nourrir un sentiment ambivalent pour son père, entre amour, haine et rejet. Elle-même est brillante, mais elle ne trouve pas sa voie. Elle ne finit pas ses études et change constamment de compagnon. Alors qu'elle vit à Berlin, Julie se met en tête de retrouver la petite fille à la poupée.

Est-ce pour forcer l'admiration de son père ? Pour se réconcilier avec lui ? Ou peut-être qu'elle a tout simplement développé la même obsession pour Kafka. Elle pense l'avoir trouvée en la personne d'Else, vieille dame acariâtre et cependant attachante. A travers elle, nous revivrons la douloureuse histoire de la déportation. Entre Prague, Berlin et Paris, une folle enquête romanesque qui conduira nos 3 protagonistes dans un chalet, face au Mont-Blanc. Un huis clos insolite où chacun devra affronter ses secrets et ses démons pour accepter l'amour de l'autre. Avec cette écriture lumineuse et cette faculté à transposer un univers, Fabrice Colin nous entraîne dans une histoire où les fantômes côtoient les vivants. Si l'ombre de Kafka plane tout au long du livre, La Poupée de Kafka est avant tout un roman sur le pardon et la réconciliation. Avec les autres, mais aussi avec soi-même.


Jupe et pantalon
18,00
par (Libraire)
25 février 2016

Conseillé par Marie-Laure

Cadre dynamique, épouse et mère de famille, A. veut prouver qu'une femme peut tout faire. On aimerait y croire, mais malgré ce que l'on dit, la volonté ne suffit pas toujours lorsque notre corps dit stop. Mirabelle et Marguerite sont au bord de la crise de nerfs, elles ne peuvent plus suivre A. dans sa course effrénée. Voilà plus de trente ans qu'elles la portent et la supportent. Eh oui, ces deux chipies sont en fait les jambes d'A. Avec l'aide malicieuse de Babette (les fesses d'A.), elles tentent de lui faire entendre raison. Seulement, la jeune femme est têtue. Et voilà... c'est le burn-out. A. va enfin se rendre compte qu'à trop vouloir en faire, elle risque de tout perdre. Julie Moulin a donc décidé de donner la parole aux jambes et aux bras de son personnage. Un premier roman insolite, avec juste ce qu'il faut d'espièglerie et, bien sûr, de féminisme - au meilleur sens du terme !


Les yeux fardés

Lluís Llach

Actes Sud

22,80
par (Libraire)
23 février 2016

conseillé par Stéphanie

Lluis Llach n'est pas très connu en France. Dommage... En Catalogne il est le Felix Leclerc des Québécois !
Son roman "Les yeux fardés" est paru là-bas en 2014 et a rencontré un succès populaire.
"Les yeux fardés", c'est une ode à la Barcelone du Front Populaire et de la Guerre Civile, c'est un hommage au peuple catalan, à travers les yeux majestueux et excentriques d'un vieil homme de 94 ans. C'est une formidable fresque historique dans laquelle viennent s'insérer des destins de héros ordinaires.


Comment les fourmis m'ont sauvé la vie
9,00
par (Libraire)
23 février 2016

Conseillé par Linda

Iowa, année 1950.
Crane, une petite fille de 9 ans vit chichement avec son frère et sa sœur. Défigurée parce que sa mère voulait se débarrasser d'elle alors qu'elle était enceinte, livrée à elle-même, elle va voir son destin lui sourire grâce à une encyclopédie. En arrière plan, la révolution industrielle change le monde.


Camille, mon envolée
16,00
par (Libraire)
23 février 2016

Conseillé par Marie-Laure

Comment surmonter la perte d'un enfant ? Avec ses mots et sa franchise, sans jamais tomber dans le pathos, Sophie Daull dresse cette ultime lettre à sa fille brusquement décédée. On dit que l'écriture est salvatrice ; cela prend tout son sens ici.