Contes d’amour de folie et de mort
10,00

Conseillé par Clémence.

Ce recueil de quinze nouvelles met en scène des hommes et des animaux. Elles peuvent nous déranger, nous perturber horriblement comme "La poule égorgée". Elles peuvent aussi être mystérieuses comme "Les bateaux suicides" ou encore nous montrer que l'homme peut devenir fou par amour l'amenant à réaliser les pires actes. C'est toute la nature humaine qui est mise en scène en passant de l’amour à l’horreur. Le lecteur, à travers ces nouvelles, découvrira l’Uruguay et les richesses que renferme la littérature de ce pays qui peut parfois être méconnue.


La malédiction de Jacinta
20,30

Conseillé par Marie-Laure.

Fille du cinéaste Luis Puenzo, Lucia a non seulement embrassé avec talent la carrière de son père mais elle a ajouté une autre corde à son arc, celle d’écrivaine. Elle a d’ailleurs adapté ses propres
romans comme "L’Enfant poisson" ou "Wakolda".

"L’Enfant poisson" est l’histoire d’une passion : Lala, fille issue de la haute bourgeoisie va tuer par amour pour une jeune Paraguayenne.
Dans "Wakolda", Lucia Puenzo imagine une famille argentine qui ferait la route sans le savoir aux côtes du monstre Mengele. J’ai découvert l’univers de Lucia Puenzo avec "La Malédiction de Jacinta". Ce livre incroyable décrit une Argentine désabusée à travers des personnages brisés et une telenovela qui a fasciné autant qu’elle a détruit.

Lucia Puenzo, trop méconnue en France, fait partie de ces rares auteur·e·s capables de faire pousser des fleurs sur de la boue.


Fictions

Conseillé par Lyonel.

De l’aveu même de Borges, avant "Fictions", il n’existait pas. Humble bibliothécaire, auteur connu par un entourage restreint – sa mécène Victoria Ocampo et les membres de la revue Sur – Borges compose encore dans l’ombre. Sur les conseils de ses amis, il regroupe un ensemble de textes oscillant entre l’essai littéraire et le conte. Baroque et à la fois classique, l’univers de Borges définit le lien qui unit l’art de la lecture à celui de l’écriture. Reconnu mondialement, en 1951, grâce à la traduction française de "Fictions", Borges se transforme peu à peu en statue du
Commandeur. Il sera une source d’inspiration absolue pour de multiples générations d’écrivains allant de Cortázar à Bolaño. Pour tout dire, Borges possède ce privilège rare : ne pouvoir être comparé qu’à lui-même.


Le Traité des saisons, [nouvelles]
8,30

«Les premières choses que ses yeux ont vues se confondent en une seule, incessante : la plaine qui s'étendait sans la moindre oscillation tout autour de la petite maison de son enfance...»Agencé comme un dictionnaire de secrets ce roman autobiographique est un texte initiatique aux accents borgésiens. Il est aussi un regard du prisonnier vers le soupirail. Et loin de dessécher la petite source, la lucidité qui caractérise l'œuvre entière de Bianciotti économise ici les forces et dirige le jet vers les grandes eaux du romantisme. Ainsi nous est restitué l'éclat des monuments, des œuvres de notre Europe grâce à l'intensité d'un regard neuf qui, en même temps, nous éclaire sur l'itinéraire de tant d'écrivains et d'artistes d'Amérique latine dont la France est devenue la patrie d'adoption, et parmi lesquels l'auteur a désormais sa place. Et l'on ne dit rien de l'art avec lequel les figures inclinées du passé d'un homme se redressent comme certaines fleurs, vers les soleils de la mémoire.


Mémoires secrètes d'une poupée
8,50

Conseillé par Agathe.

« No soy sociable, soy íntima » écrivait Silvina Ocampo. Amoureuse de poésie, cela se ressent dans son écriture à la fois intime et vaporeuse, tintée de fantastique. Elle emmène son lecteur dans des délires étranges bercés par une douce sensation de flottement. Amour, sentiments, nostalgie, jeunesse, vieillesse, vie et mort sont étroitement mêlés dans ce recueil de nouvelles. Certaines phrases sont empreintes d’une réalité à la beauté frappante tandis que d’autres ne sont que rêveries perdues. Le talent de Silvina Ocampo est indéniable. Il ne vous reste plus qu’une chose à faire. Il vous faut maintenant ouvrir ce recueil et simplement vous laisser porter par son génie fantaisiste.