Un été Africain

Littérature et poésie

12,00

De terre, de mer, d’amour et de feu est le cahier poétique d’un dandy de grand chemin, en voyage en Haïti tellurique. Marc Alexandre livre ici, à vif, le récit de ses pérégrinations : pensées, vertiges et gestes d’un promeneur du Tout Monde, ode à la terre mère nourricière de ses rêves d’écriture.
De terre, de mer, d’amour et de feu est un poème écrit sous influence pendant trois jours et trois nuits fièvre, un coeur de texte dont les mots tremblent encore d’amour, d’orage et d’espérance.

De Port-au-Prince à Douala, le poète-slameur invite à oser nos causes primordiales et à se rapprocher des utopies qui manquent à nos vies.

" J’ai embrassé Port-au-Prince
Comme on embrasse un premier amour
Une première fois
Un premier soir de saison des pluies
On se sent alors lentement pleuvoir soi-même
Et jamais on n’oublie, le vertige du baiser bleu
qui scelle, l’union de langues au goût de mangues
térébinthes, jamais on n’oublie, qu’on a offert sa
bouche au bonheur fragile et précaire de l’instant.
Soleil pour l’âme.
J’ai embrassé Port-au-Prince
Et me suis embrasé, au contact de ses lèvres
Je brûle en corps "


8,70

" Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noir Masques aux quatre points d'où souffle l'Esprit Je vous salue dans le silence ! "
Souvent symboliste, toujours musicale, la poésie de Léopold Sédar Senghor s'inspire des chants incantatoires dont les mots et les rythmes se lient à la pensée et au corps. Dans ce volume, est réunie l'intégralité de son œuvre : Chants d'ombre, Hosties noires, Éthiopiques, Nocturnes, Lettres d'hivernage, Élégies majeures, Poèmes perdus, ainsi que Dialogue sur la poésie francophone et un ensemble de poèmes divers.
Homme politique de premier plan (il fut le premier président de la République du Sénégal), poète majeur et fervent défenseur de la culture africaine, Léopold Sédar Senghor (1906-2001) contribua avec Aimé Césaire au mouvement de la " négritude ". À la croisée des civilisations de l'Afrique et de l'Occident, il a défendu dans sa vie comme dans ses écrits, les valeurs du métissage et de l'universel. Son Œuvre poétique est aujourd'hui un classique de la littérature francophone.


19,50

"Et la nuit tombe sur Oujda,
enveloppant dans l’épaisseur
de son manteau toutes les détresses
et toutes les espérances. Humaines."

Après avoir tenté l'aventure à Rome, le héros est rapatrié au Cameroun, son pays natal. En quête de sens, porté par l'amour de Sita, sa grand-mère, il s’engage
dans une association qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ». Au Maroc, il rencontre le père Antoine, qui accueille des réfugiés,
et Imane, dont il ne lâchera plus la main. Au rythme de cette épopée chorale lumineuse, les parcours s’enchevêtrent, les destins s’entremêlent, entre l’Afrique mère fondamentale et l’Europe terre d’exils. La voix et le phrasé uniques de Marc Alexandre Oho Bambe effacent les frontières entre roman, poésie et récit initiatique.


Anthologie personnelle 1989-2016

Gallimard

7,50

Nimrod est un écrivain, essayiste, poète d'origine tchadienne, dont le nom même est une épure : de Nimrod Bena Djangrang ne subsiste, sur la couverture de ses livres, qu'un prénom aux consonances bibliques. Celui que lui a donné son père, pasteur luthérien du pays de Kim, sur les rives du fleuve Logone. L'œuvre poétique et romanesque de Nimrod évoque la guerre et ses avatars, mais ne la montre que fort peu. Il s'en est expliqué : «J'ai toujours mal toléré le catalogue d'horreurs que certains romanciers africains font de la guerre. De mon point de vue, la création littéraire sera toujours tenue de faire montre de pudeur. L'excès qui lui est propre ne vient pas de sa capacité à faire complaisamment la peinture du mal, mais de la forme efficace qui lui permet de tout suggérer et de tout faire sentir.» Élégance donc, et force de la suggestion... En vérité, Nimrod se méfie du rôle que l'Histoire impose, au prix de mille falsifications, à l'écrivain africain, condamné à adopter le comportement littéraire que l'on attend de lui. Reste que la poésie de Nimrod va et vient entre deux mondes et que l'exil a fait de lui un apatride à vie. Les premières pages de Babel, Babylone, recueil dont le poète a souhaité la reproduction intégrale dans cette anthologie personnelle, sont à cet égard des plus significatives. Le retour à la terre natale, où vit encore sa famille, s'apparente à un deuil tant l'exilé se sent étranger en son propre pays. Et l'on comprend que le titre de la première section du recueil - Peine capitale - est à prendre au pied de la lettre : l'exilé qui revient sur la terre de son enfance est en danger de mort ; sa peine est incommensurable ; l'air qu'il respire est un suaire. Dans ces conditions, la question est moins de savoir où vivre que de savoir quelle place offrir en soi au passé. On ne peut échapper aux aspirations passéistes de la nostalgie qu'en la déportant sur l'axe du temps à venir. Pour l'écrivain, la mémoire n'est pas derrière nous, mais devant. Elle se réinvente chaque jour, comme se réinvente le paysage. (Extraits de la préface de Bruno Doucey.)
imrod est un écrivain, essayiste, poète d'origine tchadienne, dont le nom même est une épure : de Nimrod Bena Djangrang ne subsiste, sur la couverture de ses livres, qu'un prénom aux consonances bibliques. Celui que lui a donné son père, pasteur luthérien du pays de Kim, sur les rives du fleuve Logone.


Falmarès

Les Mandarines GF

10,00