Sélection de Manon & Stéphanie

Sélection de Manon & Stéphanie

Les billes du Pachinko
15,50

Claire va avoir trente ans et passe l’été chez ses grands-parents à Tokyo. Elle veut convaincre son grand-père de quitter le Pachinko qu’il gère pour l’emmener avec sa grand-mère revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s’occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français. Elisa Shua Dusapin propose un roman de filiation, dans lequel elle excelle à décrire l’ambivalence propre aux relations familiales. Elle dépeint l’intériorité de ses personnages grâce une écriture dépouillée et plonge le lecteur dans une atmosphère empreinte d’une violence feutrée où l’Extrême-Orient joue son rôle.


La somme de nos folies
21,50


À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.

Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast…

Le tout livré en alternance et avec force commentaires par la facétieuse Mary Anne et par Auyong, l’ami fidèle, vieux directeur chinois de la conserverie de litchis, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale.

La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui.


Prix du Premier roman 2018


Là où les chiens aboient par la queue
19,00

Dans la famille Ezechiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son "nom de savane", choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens aigu de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis les années 50 : l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'irruption du roi béton, la poésie piquante du créole, et l'inéluctable exil vers la métropole...

Intensément romanesque, porté par une langue bluffante d'inventivité, Là où les chiens aboient avec la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre deux mondes.


Magma tunis

Asphalte éditions

16,00

Ghaylène, urbaniste intello et tourmenté, est au bout du rouleau. Il stagne professionnellement, sa salle de bain est sur le point de s’effondrer et sa relation avec Chiraz, étudiante en socio excentrique, touche à sa fin. Suite à une violente dispute, il quitte leur appartement dans l’intention de se donner la mort, rongé par la culpabilité. Mais rien ne va se passer comme prévu ce jour-là à Tunis : des chats étranges envahissent la ville, des lancers de pétards génèrent de dangereux mouvements de foule, et des happenings d’art contemporain loufoques perturbent un peu plus le quotidien… Les forces de l’ordre sont sur les dents, et Ghaylène ne tarde pas à remarquer qu’il est suivi. Le long des grandes avenues ou dans les rues tortueuses de la Médina, les personnages de Magma Tunis se croisent, s’évitent, se pourchassent…

Une jeunesse tunisienne désenchantée est mise en scène dans ce récit solaire, éloge à la fois de la nonchalance et de la rébellion. Ce premier roman est également un portrait plein d’humanité de la ville de Tunis et de ses habitants.


La marcheuse
20,99

Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.
Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.
À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.

Traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman