Un Siècle De Lecture / 100 Ans / 100 Romans

UN SIÈCLE DE LECTURE / 100 ANS / 100 ROMANS

Le catalogue du Siècle de la librairie est arrivé dans nos murs. Il vous présente une très belle sélection de 100 romans à avoir lu ! D'auteurs classiques ou plus contemporains, ces romans nous ont inspiré, fait grandir, fait réfléchir, ému, bouleversé...
Nous vous en donnons un aperçu.
En distribution à la librairie.

Corps et âme, L'enfant prodige

L'enfant prodige

Gallimard

27,00

À New York, dans les années quarante, un enfant regarde, à travers les barreaux du soupirail où il est enfermé, les chaussures des passants qui marchent sur le trottoir. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible.Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude, comme par magie, va se découvrir lui-même : il est musicien.Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, à l'extrémité d'une route jalonnée de mille rencontres, amitiés, amours romantiques, le conduira dans les salons des riches et des puissants, et jusqu'à Carnegie Hall...La musique, évidemment, est au centre du livre - musique classique, grave et morale, mais aussi le jazz dont le rythme très contemporain fait entendre sa pulsation irrésistible d'un bout à l'autre du roman. Autour d'elle, en une vaste fresque à la Dickens, foisonnante de personnages, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d'un New York en pleine mutation.


Lolita, roman

roman

Gallimard

25,00

«Ainsi donc, aucun de nous deux n'est en vie au moment où le lecteur ouvre ce livre. Mais tant que le sang continue de battre dans cette main qui tient la plume, tu appartiens autant que moi à la bienheureuse matière, et je puis encore t'interpeller d'ici jusqu'en Alaska. Sois fidèle à ton Dick. Ne laisse aucun autre type te toucher. N'adresse pas la parole aux inconnus. J'espère que tu aimeras ton bébé. J'espère que ce sera un garçon. J'espère que ton mari d'opérette te traitera toujours bien, parce que autrement mon spectre viendra s'en prendre à lui, comme une fumée noire, comme un colosse dément, pour le déchiqueter jusqu'au moindre nerf. Et ne prends pas C.Q. en pitié. Il fallait choisir entre lui et H.H., et il était indispensable que H.H. survive au moins quelques mois de plus pour te faire vivre à jamais dans l'esprit des générations futures. Je pense aux aurochs et aux anges, au secret des pigments immuables, aux sonnets prophétiques, au refuge de l'art. Telle est la seule immortalité que toi et moi puissions partager, ma Lolita.»
Nouvelle traduction en 2001
Cette nouvelle traduction permettra au lecteur français d'apprécier enfin pleinement toute la puissance et la subtilité de ce chef-d'œuvre.


Le Livre de l'intranquillité
27,00

« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditation transcendante.

Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne , Bernardo Soares. Sans ambition terrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée, attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infiniment petit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasser et, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou les mystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il se construit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que le monde réel.

Le livre de l’intranquillité est considéré comme le chef-d’œuvre de Fernando Pessoa.

Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l'existence obscure d'un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit «sensationniste ». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l'on n'a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d'une œuvre informe, inachevée, mais d'une incomparable beauté.

Après le succès considérable de la première édition française, parue en deux volumes (1988 et 1992), puis de la seconde édition, intégrale, en un volume (1999), nous présentons aujourd’hui cette troisième édition, entièrement revue et corrigée, d’après le dernier état de l’édition portugaise (8e édition, 2009), publiée par Richard Zenith. Celui-ci a en effet introduit de nouvelles et nombreuses modifications, rectifiant ainsi les multiples erreurs de lecture qui entachaient l’édition portugaise originale (parue en 1982) ; figurent en outre dans le présent volume de nombreux inédits retrouvés par Richard Zenith depuis la première publication au Portugal. L’ordre des textes adopté ici, comme auparavant dans la 2e édition, diffère de l’ordre suivi dans la 1ère édition, pour obéir à une organisation thématique, mais plus dynamique et plus fidèle, dans la mesure du possible, à la chronologie des différents fragments. Enfin, la traduction proprement dite a fait à son tour l’objet d’une nouvelle révision approfondie par la traductrice elle-même, qui s’est efforcée de rendre, avec le maximum de transparence, la force poétique et dramatique de ce texte, l’un des chefs-d’œuvre de la littérature du XXe siècle.


Le baron perché
21,00

En 1767, à la suite d’une dispute avec ses parents au sujet d’un plat d’escargots qu’il refuse de manger, Cosimo Piovasco di Rondò, douze ans, décide de grimper au chêne du jardin familial et de ne plus en descendre. Loin de vivre en ermite, sautant de branche en branche et d’arbre en arbre, Cosimo s’élance à la découverte du monde : il étudie la philosophie, se passionne pour la politique, rencontre des bandits, connaît les joies et les peines d’amour. Et cela sans jamais reposer un pied sur terre, ni revenir sur sa résolution. Au-delà de ses aventures rocambolesques, Cosimo Piovasco di Rondò fait preuve d’une détermination qui l’amène à se soustraire du monde pour mieux le regarder : «Tout se passait comme si, plus il était décidé à rester caché dans ses branches, plus il sentait le besoin de créer de nouveaux rapports avec le genre humain.» Paru en 1957, Le baron perché est le plus connu des trois volets qui composent le cycle Nos ancêtres - comprenant aussi Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant. À travers un roman qui assume les apparences d’un conte philosophique, Italo Calvino rend hommage au siècle des Lumières et livre un texte débordant d’humour, d’imagination et d’originalité. Derrière le jeu littéraire, l’auteur poursuit la quête de l’homme contemporain, orientée vers la recherche d’une complétude perpétuellement menacée par les actions de la société.
À travers un roman qui assume les apparences d’un conte philosophique, Italo Calvino rend hommage au siècle des Lumières et livre un texte débordant d’humour, d’imagination et d’originalité.


La Montagne magique
37,00

Roman traduit de l’allemand, annoté et postfacé par Claire de Oliveira
 
Écrite entre 1912 et 1924, La Montagne magique est l’un des romans majeurs du vingtième siècle. Cette œuvre magistrale radiographie une société décadente et ses malades, en explorant les mystères de leur psychisme. Le jeune Hans Castorp rend visite à son cousin dans un luxueux sanatorium de Davos, en Suisse. Piégé par la magie de ce lieu éminemment romanesque, captivé par des discussions de haut vol, il ne parvient pas à repartir. Le jeune Allemand découvre son attirance pour un personnage androgyne et, au mépris du danger, se laisse peu à peu envoûter par cette vie de souffrances, mais aussi d’aventures extrêmes en montagne et de dévergondage, où fermentent des sentiments d’amour et de mort.
Évocation ironique d’une vie lascive en altitude, somme philosophique du magicien des mots, ce vertigineux « roman du temps » retrouve tout son éclat dans une nouvelle traduction qui en restitue l’humour et la force expressive.
 
« Le héros de ce roman porte en lui la forme entière de l’humaine condition. » Jean Guéhenno
 
Thomas Mann (1875-1955) a reçu le prix Nobel de littérature en 1929. Son œuvre se distingue tant par sa perfection stylistique que par la richesse de son propos. On compte parmi ses romans les plus célèbres : Les Buddenbrook, La Montagne magique, Le Docteur Faustus, Joseph et ses frères. Il est également l’auteur de nouvelles (La Mort à Venise, Tonio Kröger), ainsi que de nombreux essais littéraires, philosophiques et politiques.