Au service de l’honneur, Les appariteurs de magistrats romains
1 autre image
EAN13
9782251448947
ISBN
978-2-251-44894-7
Éditeur
Les Belles Lettres
Date de publication
Collection
MONDES ANCIENS
Nombre de pages
370
Dimensions
22 x 15 x 1 cm
Poids
515 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Au service de l’honneur

Les appariteurs de magistrats romains

Les Belles Lettres

Mondes Anciens

Offres

Ce livre présente les rôles, fonctions et positions des appariteurs de magistrats romains : les licteurs, les ordonnances, les huissiers, les hérauts et les scribes.
À Rome, sous la République et au début de l’Empire, un magistrat ne pouvait pas exercer ses responsabilités sans ses appariteurs. Ils étaient sa voix (hérauts ou praecones), ses huissiers (viatores), ses gardes du corps (licteurs), ses mains et sa mémoire (scribes). Ils entouraient le magistrat et effectuaient les multiples tâches qu’exigeait l’exercice du pouvoir. Ils étaient des hommes libres et des citoyens, au service de la cité qui les rémunérait et les mettait à la disposition des magistrats le temps de leurs fonctions.
La plupart d’entre eux étaient ainsi inscrits dans des cadres officiels, des décuries, d’où chaque année était choisi le personnel nécessaire. Ils y gagnaient la reconnaissance d’une compétence et d’une certaine indépendance, d’une dignitas qui leur valait de se constituer en ordres.
Toutefois, les membres de l’aristocratie sénatoriale qui devaient pouvoir compter sur leur fidélité et leur dévouement veillaient à faire recruter leurs dépendants, souvent leurs affranchis. Ainsi, la position qu’ils occupaient avait-elle quelque chose d’étrange : au service à la fois, public, de la cité et, privé, de ses gouvernants. L’étude de ces hommes se révèle alors décisive pour la compréhension de l’évolution de l’organisation civique romaine qui, par un processus de privatisation des instances publiques, conduisit à l’Empire.
Under the Republic, in the early days of the Roman Empire, a magistrate in Rome could not perform his duties without his attendants. They were his voice (criers, or praecones), his messengers (viatores), his public officers (lictors), his hands, and his memory (scribes). They were part of the magistrate’s entourage, and carried out the numerous tasks required for the exercise of power. They were freemen and citizens who served the city-state, which paid them and made them available to magistrates while the latter were carrying out their duties.
Most of them were thus officially enrolled in cavalry units of ten men, or decuries, from which the needed personnel were selected each year. As such, they gained recognition of their skill and of a certain degree of independence — a dignitas that allowed them to form their own orders.
However, members of the senatorial aristocracy, in hopes of securing their loyalty and devotion, made certain that their dependents — often their freed slaves — were recruited. Thus the position the latter were holding was somewhat odd in that publicly they were serving the city, yet privately serving its rulers. Studying these men is therefore key to understanding the evolution of Rome’s civic organization, which, through a process of privatization of its public bodies, led to the Empire.

Jean-Michel David, a Roman historian, taught at the Universities of Strasbourg and of Paris 1.

Jean-Michel David jette une lumière vive sur ces divers appariteurs qui, en quelque sorte, formaient le second corps du magistrat. [...] L’ouvrage donne à voir la matrice des bureaux centraux d’administration et de chancellerie mis en place sous l’Empire romain — en somme, la naissance de la bureaucratie occidentale
S'identifier pour envoyer des commentaires.