Mon fils en rose
EAN13
9782376650089
ISBN
978-2-37665-008-9
Éditeur
La Contre Allée
Date de publication
Collection
Un singulier pluriel
Nombre de pages
280
Dimensions
19 x 13 x 2 cm
Poids
300 g
Langue
français
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Mon fils en rose

La Contre Allée

Un singulier pluriel

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L’ouvrage
Camilla a 46 ans et vit avec ses trois enfants. Elle a une famille “normale” si ce n’ est le fait que Federico, son deuxième enfant, tout en étant biologiquement un garçon, manifeste depuis l’ âge d’ un et demi l’ exigence et le désir d’ être (aussi) une fille. Il veut s’ habiller en rose, mettre des jupes, préfère la compagnie des petites filles à celles des garçons, dans les jeux s’ identifie aux petites fées plutôt qu’ à Spider-Man.
Camilla choisit de ne pas l’ en empêcher et d’ être à l’ écoute. Elle se documente, lit, trouve sur internet des histoires similaires à la sienne. Elle découvre l’ existence de la dysphorie de genre, des enfants gender fluid, transgender, non-binaires et d’ autres encore. Elle découvre en somme les multiples développements atypiques de l’ identité de genre.
Avec détermination, délicatesse et ironie, Camilla Vivian raconte l’ histoire de Federico, un petit garçon serein et conscient de sa diversité, avec ses cheveux longs et son vernis à ongle rose. Elle raconte le quotidien de sa famille, à l’ école et à la piscine, pendant les courses et les fêtes d’ anniversaire, la pression sociale et familiale.
Elle explique aussi ses propres doutes, ses peurs, ses questionnements et sa volonté de comprendre. Tout cela est assez compliqué, mais elle est sûre d’ une chose : ce n’ est pas la personne non-conforme qui doit s’ adapter, ce sont les autres, à commencer par la famille, qui doivent apprendre à connaître, comprendre et accueillir ces différences.
Transsexualité chez les enfants: état des lieux
La transsexualité chez les enfants, thème central de Mon fils en rose, demeure un sujet profondément méconnu et très peu, voire pas du tout traité, aussi bien dans la production éditoriale que dans les politiques publiques. Pourtant, en 2014, un rapport destiné au Conseil de l’ Europe estimait à 1 sur 500 la proportion d’ enfants concernés, soit, en France, environ 132 000 jeunes gens. L’ auteur du rapport, Erik Schneider, psychiatre et psychothérapeute, expliquait également que certains enfants ont une « identité fluide », c’ est-à-dire qu’ ils « ne sont pas fixés dans un sexe mais qu’ ils se sentent appartenir alternativement à l’ un, à l’ autre ou aux deux  » - ce qui est le cas de Federico, protagoniste de l’ ouvrage.
Dans ce rapport, Schneider soulignait aussi les difficultés rencontrées par ces « enfants invisibles » : pressions sociales, harcèlements, violences, les discriminations subies par les jeunes qui se disent transgenres ou « nés dans le mauvais corps » sont bien réelles.
En 2018, l’ association LCD (Lutte Contre les Discriminations) a publié les résultats d’ une enquête sur les LGBTI et la santé globale, notamment en milieu scolaire.
Le constat est sans appel : près de 86% des personnes trans et intersexes interrogées se sont senties mal au cours de leur scolarité, et 75% mal à l’ aise dans leur parcours de soin face à un·e médecin du fait de leur identité de genre.
Pourtant, déjà en 2009, la Haute Autorité de santé (HAS) avait pointé dans un rapport les « perspectives d’ évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France », et, en 2012, le terme « identité sexuelle » a fait son entrée dans la liste des discriminations punies par le code pénal.
Aux Pays-Bas (pionniers en la matière), mais aussi au Canada et aux États-Unis, on suit des enfants transgenres depuis une vingtaine d’années. En France, il a fallu attendre 2013 pour que les premières équipes médicales se constituent, notamment à Paris, à la Pitié-Salpêtrière.
Le livre de Camilla Vivian s’ inscrit donc dans un contexte où la prise de conscience et la visibilité du sujet s’ avèrent indispensables pour alimenter un véritable débat dans la société. En relatant son expérience de mère d’ un enfant « gender fluid », son livre dépasse le simple témoignage individuel : par le recul dont l’ auteure fait preuve vis-à-vis de son propre vécu, les analyses proposées, les recherches partagées, il contribue à changer les regards et fournit des éléments qui facilitent une compréhension laïque du sujet.
Après son blog, "simple" journal d'une mère aux prises avec la dysphorie de genre de son fils, devenu un outil de référence, d'information et de lutte, le récit (ou le livre) de Camilla Vivian nous permet de rentrer dans un quotidien où le premier jour d'école, la piscine, le cours de danse, les fêtes avec les camarades de classe se transforment en situations dangereusement délicates. La Repubblica, décembre 2017

Mon fils en rose offre un regard sérieux et en même temps léger, combatif mais aussi délicat, sur un thème que l'autrice traite sans jamais perdre de vue une certaine ironie. Elle s'en sert au contraire avec fierté, car elle l'aide à surmonter les peurs et les obstacles devant la question que l'on pose à son fils: "tu te sens garçon ou fille?" et sa réponse "Je me sens moi".
L'Espresso, janvier 2018
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