Mauvaises herbes, Roman
EAN13
9782848053608
ISBN
978-2-84805-360-8
Éditeur
Sabine Wespieser Éditeur
Date de publication
Collection
Littérature
Nombre de pages
236
Dimensions
18 x 14 x 1 cm
Poids
262 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Mauvaises herbes

Roman

Prix "Envoyé par la poste" 2020

De

Sabine Wespieser Éditeur

Littérature

Offres

Dehors, le bruit des tirs s'intensifie. Rassemblés dans la cour de l'école, les élèves attendent en larmes l'arrivée de leurs parents. La jeune narratrice de ce saisissant premier chapitre ne pleure pas, elle se réjouit de retrouver avant l'heure « son géant ». La main accrochée à l'un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos. Ne pas se plaindre, cacher sa peur, se taire, quitter à la hâte un appartement pour un autre tout aussi provisoire, l'enfant née à Beyrouth pendant la guerre civile s'y est tôt habituée. Son père, dont la voix alterne avec la sienne, sait combien, dans cette ville détruite, son pouvoir n'a rien de démesuré. Même s'il essaie de donner le change avec ses blagues et des paradis de verdure tant bien que mal réinventés à chaque déménagement, cet intellectuel – qui a le tort de n'être d'aucune faction ni d'aucun parti – n'a à offrir que son angoisse, sa lucidité et son silence. L'année des douze ans de sa fille, la famille s'exile sans lui à Paris. Collégienne brillante, jeune femme en rupture de ban, mère à son tour, elle non plus ne se sentira jamais d'aucun groupe, et continuera de se réfugier auprès des arbres, des fleurs et de ses chères adventices, ces mauvaises herbes qu'elle se garde bien d'arracher. De sa bataille permanente avec la mémoire d'une enfance en ruine, l'auteure de ce beau premier roman rend un compte précis et bouleversant. Ici, la tendresse dit son nom dans une main que l'on serre ou dans un effluve de jasmin, comme autant de petites victoires quotidiennes sur un corps colonisé par le passé.
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des libraires

par (Libraire)
9 septembre 2020

Conseillé par Stéphanie et Rémy

La première scène de "Mauvaises Herbes" ne vous quittera plus pendant longtemps. Pas besoin de grandiloquence, de violence gratuite, non. Juste le doigt d'une petite fille dans la main d'un géant fragile. Simplement un père qui vient chercher son enfant ...

Lire la suite

Commentaires des lecteurs

29 septembre 2020

Un premier roman qui touche au cœur, sur fond de Liban déchiré. Bouleversant ! - Guillaume -

Lire la suite

4 septembre 2020

Amour d'une fillette pour son Géant

Ecriture dense mais hypnotique : on retient son souffle dans la lecture de ce cri d'amour étouffé pour un pays déchiré, pour un père adulé. Grandir dans la guerre civile de Beyrouth laisse des blessures .... Que deviendra en exil ...

Lire la suite

On retient son souffle dans l'espoir du premier mot

"Une enfant de 6 ans vit à Beyrouth, en pleine guerre. Malgré les périls, la seule présence de son père suffit à la rassurer. Ce dernier lui transmet son amour des plantes. Mais, lorsque le reste de la famille fuit ...

Lire la suite

65 premiers romans paraissent à l'occasion de la rentrée littéraires 2020. Voici 4 découvertes ! Nous sautillons de joie à l'idée de vous les partager. Action 🎬

Le , Librairie Coiffard - Tome 1

Dehors, le bruit des tirs s’intensifie. Rassemblés dans la cour de l’école, les élèves attendent en larmes l’arrivée de leurs parents. La jeune narratrice de ce saisissant premier chapitre ne pleure pas, elle se réjouit de retrouver avant l’heure « son géant ». La main accrochée à l’un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos.
De sa bataille permanente avec la mémoire d’une enfance en ruine, l’auteure de ce beau premier roman rend un compte précis et bouleversant. Ici, la tendresse dit son nom dans une main que l’on serre ou dans un effluve de jasmin, comme autant de petites victoires quotidiennes sur un corps colonisé par le passé.

Attention ! Réservation nécessaire à l'adresse suivante : librairiecoiffard.animations@gmail.com

Une rencontre animée par Stéphanie Hanet.
© David Poirier