L'écologie et la narration du pire: Récits et a-venir en tensions
EAN13
9782919160426
ISBN
978-2-919160-42-6
Éditeur
Utopia
Date de publication
Collection
RUPTURES
Nombre de pages
160
Dimensions
18 x 11 cm
Poids
165 g
Fiches UNIMARC
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L'écologie et la narration du pire: Récits et a-venir en tensions

Utopia

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Les «grands récits» des XIXe et XXe siècles ont supposément fait faillite. Il est ainsi courant d’entendre aujourd’hui que de nouveaux récits collectifs doivent émerger. Des récits qui viseraient à tarir les inquiétudes de notre époque, à réenchanter, à redonner de l’espoir et à faire à nouveau communauté, conférant alors à cet élan collectif un potentiel quasi magique. Ces différentes tentatives de formulations d’a-venirs ne sont, pour au¬tant, pas exemptes d’idéologies. Aussi, assistons-nous depuis peu à ce que nous pouvons appeler une «bataille des récits»: une bataille dans les modalités d’anticipation de nos futurs et des scénarios extrêmes auquel notre époque nous enjoint de réfléchir ; une bataille entraînant également des stratégies et des politiques différentes, voire opposées. Ce livre, en revenant sur les fonctions et les puissances politiques du récit et en rappelant combien il est aussi question de visions, interroge les enjeux relatifs à cet usage, aux besoins qu’il révèle et aux difficultés qu’il réserve. Par ailleurs, face aux catastrophes annoncées, aux risques d’effondrements et aux désarrois qu’ils suscitent, cette demande sociale de formulations d’avenir, pragmatiques, s’est accélérée avec force, démarginalisant ainsi ce qui, hier, était objet de militantisme. Autour de ces enjeux de formulation du pire, s’est en effet créée en France depuis 2015 une véritable nébuleuse où s’entremêlent études scientifiques, travaux de vulgarisation, mais également communautés et collectifs affinitaires. C’est également l’objet de ce livre de restituer les récits d’effondrements, d’en comprendre les origines et de revenir sur les vertus, crispations et affects qu’ils brassent. Il entreprend, enfin, de rappeler que la question des limites est un souci écologique essentiel, mais également une responsabilité collective.
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