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La digression dans la littérature et l’art du Moyen Âge
Éditeur
Presses universitaires de Provence
Date de publication
Collection
Senefiance
Langue
français
Code dewey
809.02
Fiches UNIMARC
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La digression dans la littérature et l’art du Moyen Âge

Presses universitaires de Provence

Senefiance

Indisponible
Ce volume réunit les 31 contributions des Actes du colloque du CUER MA (2004).
Étudier la digression dans la littérature médiévale constituait une sorte de
défi. Il ne s'agissait ni de condamner ces excursus ni d'en faire l'éloge.
Qui, de l'auteur ou du lecteur, est le plus apte à borner l'espace digressif
et à l'apprécier ? Dans les précautions que les auteurs prennent à commenter
ou à justifier leur écart, se prononcent les fonctions différentes, mais non
exclusives l'une de l'autre, qu'il est censé remplir. La digression se
présente comme utile; qu'elle cherche à amuser, à séduire, à conseiller, à
renseigner, à engager à l'action, ou à faire participer le lecteur à l'acte
d'écriture, elle relève toujours d'une stratégie. Du XIIe au XVe siècle, son
emploi témoigne d'une volonté sommative, avouée, voire revendiquée, dans les
encyclopédies, les traités didactiques, les récits de voyages, les chroniques,
plus masquée dans les œuvres de fiction, où son usage permet paradoxalement à
nombre d'auteurs de renforcer la cohésion d'une matière narrative sujette aux
égarements du plaisir de raconter. Lecteurs en quête de sens, nous montrons
comme nous sommes portés à découvrir sous l'abondance des mots et le
déplacement des points de vue un ordre de la pensée. Quant à l'usage médiéval
de la digression, il témoigne d'une littérature qui cherche à définir sa
fonction dans la société, son utilité, son pouvoir, qui laisse voir comment
elle s'enracine dans une tradition qu'elle ne cesse de renouveler.
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