Librairie coiffard

20,00
par (Libraire)
22 mars 2022

Conseillé par Coralie

Le postulat de ce roman se base sur une question presque enfantine que nous aimons tous et qui fait le sel de grands romans : "et si ?". Et si Sylvia Plath avait raté son suicide ? Quelle vie aurait-elle eu, aurait-elle continué à écrire, aurait-elle surmonté cette dépression ?

Coline Pierré s'inspire de la vie de cette autrice et la replace dans son époque en lui imaginant une vie plus longue. On pourrait imaginer un roman sombre et triste ; il est au contraire lumineux, créatif et plein d'espoir. On se plait à croiser tout un tas de personnages qui gravitent autour de cette icône, et à avancer avec elle malgré les tempêtes qui l'animent.
"Pourquoi pas la vie ?" interroge l'écriture, la place des autrices au sein de la société anglaise des années 60 et 70, sur la maternité aussi. Elle pose le regard, en réalité, sur la place et les rôles que l'on se choisit et ceux qui s'imposent à nous.

Ce roman est une belle rencontre avec Sylvia Plath que l'on découvre sous un angle original et sensible. L'occasion d'écouter la musique des quatre garçons dans le vent et de se laisser envelopper par toute une époque.
La plume de Coline Pierré a cet optimisme là : nous faire aimer la vie.

par (Libraire)
22 mars 2022

Conseillé par Alban

Dans ce premier roman, Adèle Rosenfeld éveille notre empathie pour soulever délicatement les préjugés liés à la différence invisible de la surdité. Elle nous raconte à travers ces pages, l’histoire d’une jeune femme qui passe du monde des entendants au monde des sourds avec un statut qui est lourd de sens, celui du handicap. Louise a toujours eu des problèmes de surdité qu'elle avait pris l'habitude de compenser. Jusqu’au jour où elle décide finalement de se faire poser un implant, sa déficience devenant une entrave à son quotidien. De manière indicible, Louise traverse deux frontières : celle qui sépare les entendants des malentendants et celle qui sépare le réel de l’imaginaire. Tandis qu’elle commence à dialoguer avec des amis qu’elle invente, le récit nous plonge à la frontière entre rêve et réalité.
"Les méduses n’ont pas d’oreilles" nous fait perdre nos repères pour nous proposer une ode à la différence d’une luminosité incroyable.

par (Libraire)
21 mars 2022

Conseillé par Agathe

Féminisme décomplexé et militantisme assumé sont les maîtres mots de cette bande-dessinée haute en couleurs signée Blanche Sabbah et Eve Cambreleng. Les deux autrices et illustratrices ayant fait leurs armes sur le réseau social Instagram s'allient aujourd'hui pour nous offrir" Nos mutineries", un véritable bric-à-brac de clichés sexistes qu'elles s'amusent à déconstruire et expliquer de manière pédagogique. Leur but : mettre un grand coup de pied dans la fourmilière des idées reçues sur le féminisme et celles.eux qui défendent ses valeurs. Au moyen d'illustrations colorées, de propos accessibles et d'un bon sens de la dérision, Eve et Blanche nous embarquent avec elles dans leur lutte pour l'égalité des genres.
"Parce qu'il est temps d'organiser nos mutineries, individuelles et collectives."

par (Libraire)
19 mars 2022

Conseillé par Stéphanie, Manon R et Rémy

En 2020, Nicolas Carreau nous offrait un essai dont le titre attirait d’emblée la curiosité des bibliophiles : "Et vous, vous les rangez comment, vos livres ?" En fermant le premier roman de Nicolas Carreau, malicieusement intitulé "Un homme sans histoires", le lecteur imagine parfaitement les aventures d’Henri Veille glissées sur les étagères de sa bibliothèque entre un roman de Pierre Raufast et "La conjuration des imbéciles", pas trop loin des romans de Jules Verne et du Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Il n’y a pas de doute, Nicolas Carreau sait raconter les histoires. Voici donc de quelle façon un homme qui s’évertue avec beaucoup d’application à passer le plus inaperçu possible va brutalement être projeté dans un monde en Technicolor, peuplé de deux drôles de tontons flingueurs et d’un mystérieux homme à chapeau et se retrouver plongé dans l’Atlantique Nord le
pied attaché à un navire. Tout ça à cause de la disparition de deux boutons de manchette… Le lecteur s'aventure avec un plaisir non dissimulé dans ce roman rocambolesque et jubilatoire.

Article rédigé par Stéphanie Hanet pour le magazine Page.

20,50
par (Libraire)
17 mars 2022

Conseillé par Jade

Ils étaient cinq avant que Mélanie ne mette fin à ses jours huit ans auparavant. Ils sont quatre à présent, Lucas, Stan, Max et Cristina. Ils ne se côtoient que rarement, n’en trouvant plus la force et, à vrai dire, n’en trouvant surtout plus l’envie . C’est Mélanie qui faisait d’eux un groupe soudé. C’est pourquoi tous continuent de veiller sur Zoé, l’enfant que Mélanie a laissé derrière elle et qui pourrait être la fille de n’importe lequel de la bande d’amis. Le sort semble s’acharner lorsque huit ans plus tard, Zoé disparaît. Les trois hommes vont alors mettre leur différend de côté et tout faire pour la retrouver avant qu’il ne soit trop tard.

Dans ce polar où règne l’omniprésence du milieu artistique, Franco Mannara pose une ambiance Rock’n’roll qui vient directement s’inspirer de son parcours personnel, puisqu’il est lui-même issu du rock underground et auteur, compositeur et interprète. Il nous propose également une plongée dans la face cachée des réseaux sociaux et des jeux vidéo. Le lecteur embarque facilement dans cette enquête au rythme effréné et aux multiples rebondissements. La tension ne cesse de monter au fur et à mesure des chapitres et rend "Radio Silence" tout simplement impossible à lâcher !