Librairie Coiffard ..

Des femmes qui dansent sous les bombes
4 mai 2016

Conseilé par Linda

Séraphine, Blandine, Nerine, Mélusine. Les héroïnes de ce roman auraient pu s'écrouler sous les coups. Elles auraient pu perdre leur âme après le viol, la mort des leurs sous leurs propres yeux. Il n'en est rien. Blessées, meurtries par la guerre civile qui ravage ce pays d'Afrique noire, elles ont choisi le courage, la dignité, la fierté. Battantes ou tout simplement vivantes, ces "lionnes impavides" s'engagent dans l'armée régulière et font face, dans les combats, à leurs ennemis. Céline Lapertot, dans ce deuxième roman, nous livre un portrait puissant tant par le récit que par l'écriture, de ces femmes-courage. Éblouissant.

Ni terre, ni mer
18,00
4 mai 2016

Conseillé par Linda

Vivre sa vie malgré un destin contrarié. Tout perdre, et recommencer. Se perdre et se relever. Le chemin de Laurits Simonsen n'a rien de paisible. Au moment où nous rencontrons cet homme, il a une cinquantaine d'années et travaille comme pianiste sur un paquebot de croisière. Entre la terre qu'il fuit, la mer qui le balade de port en port, on imagine son ennui, sa détresse parfois, sa mélancolie souvent. Quelle est la véritable histoire de cet homme sans passé ? Grâce à une écriture sensible et une construction parfaite du récit, Anne von Canal nous livre avec ce premier roman, Ni terre ni mer, un petit bijou de littérature.

Everything everything
15 avril 2016

Conseillé par Coralie

Madeline vient d'avoir 18 ans. Et cela fait presque autant d'années qu'elle vit dans une bulle, coupée du monde extérieur. Affectée par une maladie du système immunitaire, Madeline se contente de lectures, de films avec sa mère ou de moments passés avec son infirmière Carla. Jusqu'à présent, elle n'a jamais été attirée par le monde extérieur. Seulement, quand de nouveaux voisins s'installent et qu'elle commence à communiquer avec Olly, son univers tout entier va changer et elle sera prête à tout. Everything, everything, c'est un roman touchant, tendre, déchirant parfois. Une belle lecture pour nos ados !

Solomon Gursky
15 avril 2016

Conseillé par Manon

Comment résumer en quelques phrases la fresque picaresque, mystérieuse et fascinante que nous offre l’œuvre de génie de Mordecai Richler? C’est par cette question que se résume la magie du roman. Roman-fleuve, inclassable, qui traverse les territoires et les époques sans jamais perdre son lecteur.
L’histoire raconte celle de Moses Berger, 52 ans, écrivain raté et alcoolique notoire qui consacre sa vie à tenter de recoller les morceaux formant l’histoire du mystérieux Solomon : enfant cadet de la fratrie Gursky, famille empirique et fictive, famille juive, scandaleusement riche et puissante. Ce roman foisonnant vous invite à suivre cette histoire, de Londres au Canada, des inuits à la prohibition. Véritable témoin historique et social de l’histoire colonial du Canada.

Mais là n’est pas sa seule force car le romancier brille par son audace et son cynisme à travers les portraits d’une multitude de personnages hauts en couleur.
Du grand-père Ephraïm Gursky qui fit fortune après son exode en arnaquant les esquimaux et les locaux des terres gelées du Nord du Canada, du père Aaron qui échoua à faire fructifier sa terre paysanne au sud et de son fils, Solomon, qui su détourner le commerce de son père au profit de la famille.
Personnages ambigües, anti-héros, l’ouvrage impressionne autant par sa temporalité que par ses descriptions et son pittoresque.

N’hésitez pas à vous plonger tout entier dans ce roman qui piège son lecteur tel Moses piégé par l’histoire fascinante de la famille Gursky. On sort de ce chef d’œuvre lessivé et su

Je suis en vie et tu ne m'entends pas
15 avril 2016

Conseillé par Marie-Laure

Comment continuer à vivre quand on a connu l’enfer ? Klaus est de retour dans sa ville natale après avoir passé 4 ans à Buchenwald. Il était de ceux qui portaient un triangle rose, la marque de l’homosexualité. Peu à peu, il va apprendre à retrouver son corps mais c’est en exil à Paris qu’il va pouvoir à nouveau aimer. Dans une langue sublime où chaque mot est comme un coup de poignard, Daniel Arsand raconte le désespoir et l’espoir de cet homme. Le titre : « Je suis en vie et tu ne m’entends pas » est un cri de détresse adressé au grand amour de sa vie, qui n’a pas survécu. Ne plus subir, ne plus se taire, au contraire, crier au monde que l’on existe, c’est le combat de Klaus.