Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

24,00
9 novembre 2021

Angleterre

Nous retrouvons la famille Cazalet au sortir de la guerre, qui doit se débrouiller avec des tickets de rationnement, mais qui boit du champagne à chaque bonne occasion.

La Duche décide de fermer Home Place pour venir vivre à Londres, et chacun de ses fils vend sa maison pour une maison plus petite.

Des couples se séparent, d’autres se forment et certaines petites filles de la Duche se marient ; partant même en Amérique.

Archie est plus que jamais présent.

Un bien beau dernier opus car l’auteure a voulu clore cette saga avec ce tome en première intention.

L’image que je retiendrai :

Tous les hommes, ou presque, font de la peinture….

9 novembre 2021

vie moderne

Pendant toute ma lecture de ce récit plutôt violent, je me suis demandée pourquoi la jaquette donne à voir une bulle de détente…

Car oui, ce roman est violent : d’abord parce que le fils d’une famille bourgeoise se retrouve en prison pour avoir frappé un policier.

Ensuite parce que nous découvrons par petites touches l’enfance de Anna, la mère : une enfance sous le signe de la soumission à la bande du quartier.

Anna a tout fait pour échapper à ses agresseurs et a profité de sa chance pour se construire une vie bourgeoise, propriétaire de sa pharmacie, vivant dans une grande maison surplombant la mer suite à un beau mariage.

Son fils fréquente les meilleurs écoles et Clubs avec son ami Tim, jusqu’au jour fatidique.

Un tournant après lequel Anna va se retrouver de nouveau seul.

J’ai aimé cette femme qui a tenté comme elle a pu d’ignorer ses blessures, tenté d’appartenir à un monde qui n’est pas le sien.

Mais je crois que je la préfère dans son geste final.

Une citation :

Elle pense à son propre sujet (du bac de philo) sur lequel elle planchait depuis plus de trente ans : L’homme a-t-il, par son action, le pouvoir de changer sa destinée ? (p.176)

L’image que je retiendrai :

Celle de l’importance de réseauter, même si ces fameux réseau ne lui servent pas à grand chose quand son fils est en prison.

9 novembre 2021

prison

De l’auteur, j’avais beaucoup aimé Sale Gosse paru en 2019 sur les services sociaux pour mineurs.

Ce second roman (récit ?) s’intéresse à Toumany Coulibaly, cinquième d’une famille de 18 enfants, athlète hors-norme et cambrioleur de pharmacies.

L’ex-journaliste rencontre l’athlète quand il est incarcéré suite à divers braquages.

Toumany accepte de parler de lui et j’ai aimé découvrir un homme qui ne sait pas dire non aux sollicitations.

J’ai découvert le monde de l’athlétisme professionnel où la fédération ne peut avancer les frais de déplacement, ce qui oblige certains athlètes a trouver de l’argent de façon illégale.

J’ai aimé que l’auteur s’interroge sur sa propre attirance pour le milieu carcéral.

J’ai aimé les entretiens avec ceux qui ont croiser la route de cet athlète exceptionnel sans pouvoir faire grand chose pour lui en dehors des stades.

J’aurai toutefois aimé plus de psychologie pour comprendre le mystère Toumany, mais il est bon aussi de respecter ce que l’homme veut dévoiler de lui.

J’ai fait défiler les pages tant cette lecture fut passionnante.

L’image que je retiendrai :

Celle du bonhomme souriant que Toumaly dessine à la fin des lettres qu’il écrit à Mathieu Palain.

9 novembre 2021

Le titre est la traduction de Call-Girl : la fille qu’on appelle, même si j’ai trouvé de prime abord le titre étrange : pour moi, cette phrase n’était pas finie. Comment on l’appelle, cette fille : Dakota ? Winnie ?….

Pas du tout, elle s’appelle Laura, a un père ancien boxeur devenu chauffeur du maire. Dans sa jeunesse, elle a posé pour des photos de sous-vêtements et des photos de charme.

Revenue dans sa ville, elle cherche un logement et via son père se tourne vers Monsieur le Maire. Qui va en profiter.

Nous suivons le récit de Laura lors de sa déposition aux policiers.

L’histoire du père boxeur m’a moins touchée.

Un récit qui m’a rendu triste en le refermant : combien de jeunes filles sont victimes de ce genre de prédateur et voient leur plainte classée sans suite ?

Mais encore une fois j’ai aimé le style de l’auteur dont les longues phrases m’emportent à chaque fois.

Quelques citations :

quelque chose en lui avait besoin de quitter la chambre avec le sentiment qu’il n’y était pour rien, que ce n’était pas lui, mais bien elle qui avait agi, que son corps à lui avait seulement cédé mais jamais rien de sa volonté propre, que, oui, c’est par surprise qu’il s’était retrouvé avec sa main à elle sur son sexe.

chacun ferait pencher la balance du côté de force de la nature, c’est-à-dire le fardeau du désir des hommes impossibles à rassasier, et la mesquinerie des femmes.

L’image que je retiendrai :

Celle du flux et du reflux de la mer qui lèche les pieds de la cité.

Roman

Actes Sud

22,00
1 novembre 2021

Japon, policier

Dans ce roman, l’enquête est secondaire et la découverte du quartier et de certaines de ses boutiques est au premier plan. C’est pourquoi chaque partie du roman porte le nom d’une boutique et d’un personnage.

Et chaque partie est en elle-même une enquête dans l’enquête : de petits détails sont expliqués et mis au jour.

J’ai aimé la façon de faire de Kaga qui vient interroger ses témoins en chemise (chaque jour une différente) et avec une pâtisserie. Pâtisseries qui m’ont mis l’eau à la bouche comme ces fameuses gaufres sur lesquelles s’ouvre le roman.

Un récit avec une atmosphère et qui s’insinue aux coeurs même des foyers sans voyeurisme.

Un roman sur l’erreur qui peut parfois être fatale ou se réparer.

Une citation :

Pour nous, les personnes affligées par un crime sont aussi des victimes. Et notre rôle est aussi de les aider. (p.210)

L’image que je retiendrai :

Celle de la chaleur en ce début d’été et des hommes qui portent la chemise.