Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Elles vivaient d'espoir
16 septembre 2011

J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, la narration étant hachée, sans cesse en aller-retour, changement de sujets ; bref, pas agréable.

Et puis je me suis demandée : quel est le propos du livre ? L'histoire de l'amitié de deux femmes : car à aucun moment il n'est question d'amour - La vie de la mère de l'auteur avant sa naissance : car il en est question, mais pas exclusivement - La vie et l'engagement de Thérèse Pierre : sujet de l'avant-dernière partie du livre.

Que de questions toujours sans réponse.

Et puis, la petite Claudie le raconte très bien, elle a été élevée et bercée par "les belles lettres" françaises. Que de références, donc à la littérature nationale, ce qui a plombé quelque peu ma lecture, car tout le monde ne maîtrise pas si parfaitement la culture classique.

Pourtant, ce roman m'a touché, sur la fin. L'engagement de Thérèse Pierre m'a ému, car je n'en connaissais rien.

La vie de la mère de l'auteure m'a émue également, dans le dernier chapître.

Au final, donc, un roman émouvant, malgré son aspect "brouillon".

L'image que je retiendrai :

La dernière, celle d'Emma écrivant à ses filles.

Une info supplémentaire :

De Thérèse Pierre, on ne connait que peu de chose, jeune fille effacée, d'après l'auteur. Un site, toutefois, à signaler sur cette figure de la résistance : http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/biogr/th-pierre.htm

La synthèse du camphre, roman
16 septembre 2011

Voici un roman plein de senteurs, d'odeurs et de couleurs.

L'odeur du camphre, bien sûr, très forte ; mais aussi de musc et de parfum masculin. Des couleurs : celle de la verdure de la France traversée à bicyclette, de la blancheur des Pyrénées et le gris de la Pologne. De la chaleur : celle de l'amitié des hommes, celle des larmes qui coulent, ou pas.

Un roman sur la fraternité à travers le temps, créée autour d'un regard.

Un très beau roman sur la vie, l'amour, la mort et la chimie - l'alchimie - de tous ces matériaux mis en contact.

L'image que je retiendrai :

Celle de la cordée qui unie les deux frères lors de leur nombreuses traversées des Pyrénées.

FIFTY-FIFTY

Éditions du Masque

19,30
16 septembre 2011

L'action se déroule en trois heures, autrement dit, il faut s'accrocher pour savoir qui fait quoi et à quel moment.

La ville d'Edimbourg est le cadre de l'action par une froide journée de Janvier, et l'on parcourt ses rues et ses quartiers, du plus rupin au plus délabré.

Unité de lieu et de temps, unité d'action mais beaucoup de personnages tantôt désignés par leur nom, tantôt par leur prénom, ce que ma petite tête a eu un peu de mal à suivre, au milieu de flash-back qui arrivent au beau milieu de la narration.

Les protagonistes sont intéressants : le recouvreur de dette gros-bras au grand coeur ; l'ex-toxico qui se fait tabasser ainsi que sa fille ; le privé venu dans le métier par amour des polars des années 50 ; le braqueur félé complètement schizo et parano.

Pourtant, tout ceci n'a pas suffit à me faire adhérer à ce roman dont il ne me restera pas grand chose d'ici quelques mois.

L'image que je retiendrai :

Celle de l'appartement final en plein chaos.

Les insurrections singulières, roman
16 septembre 2011

Coup de coeur pour de nombreuses blogueuses, j'étais tenté par ce roman.

Certe, l'écriture est belle ; des phrases courtes mais cohérentes qui créent une atmosphère, un personnage réaliste.

Mais j'ai trouvé Antoine trop immature à mon goût. S'il décide de partir au Brésil, c'est uniquement parce que Marcel, grand amateur de livres, part avec lui. Aurait-il tenté le voyage seul ? Je ne le pense pas. De plus, Marce le sauve, sur place, de pas mal de situations compliquées.

J'ai vu dans Antoine un éternel adolescent, et c'est cet aspect qui m'a dérangé. Je ne m'attendais pas à trouver un ado de 40 ans dans un roman pour adulte, d'où ma déception.

Toutefois, l'écriture de l'auteure m'a ravie et je suis volontier retourné à ma lecture après chaque interruption.

L'image que je retiendrai :

Celle des robes colorées de Thaïs.

Dernière nuit à Twisted River
16 septembre 2011

561 pages pour cette histoire, c'est long. J'ai connu John Irving plus passionnant, plus fluide et moins verbeux.

Certe, Georges W. Bush en prend pour son grade, mais bon, cet auteur fut plus engagé dans certains de ses romans.

Il est vrai que les ellipses m'agacent, surtout quand il y en a pléthore, cela ralentit ma lecture et me perd dans la continuité temporelle (manque plus qu'une question d'espace pour entrer dans la 4e dimension).

Suis-je une lectrice fatiguée ? Sans doute, car cette historie d'écrivain ne m'a pas passionnée.

Un peu d'humour, mais trop peu, l'écrivain étant moins en verve que dans mon souvenir.

J'ai donc mis beaucoup de temps pour arriver à la fin de cette nuit...

L'image que je retiendrai :

Celle de la poêle à frire, instrument-tueur quand on craint les ours.