Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le sommeil délivré

Chedid, Andrée

J'ai Lu

5,00
9 novembre 2011

Voici un roman lent, au rythme du Nil et de ses habitants. L'histoire se dévoile peu à peu, au fil des jours qui s'étirent, des années qui passent comme un souffle, une brise légère.

C'est l'histoire de Sit Samya, seule fille d'une famille de riche marchand dont la mère est morte. Elevée en institution religieuse, car sa famille est catholique dans un pays musulman, elle se meure d'ennui et de ne pas être entendue et encore moins comprise.

Son mariage se fait à la va-vite lors d'un revers de fortune du père, qui ne veut plus entendre parler de sa fille, lui préférant ses fils. Comme tout un chacun dans ce pays dont il n'est jamais prononcé le nom.

Un mari encore moins à l'écoute de sa femme, et qui n'attend que des fils, bien sûr. Samya ne trouvera une oreille attentive qu'auprès des femmes du village, sans oser toutefois se compromettre.

Elle prendra même en amitié Amma, qui façonne de ses doigts des statuettes pleines de vie.

Elle voudrait pourtant s'enfuir, Samya, elle en a souvent le désir, mais c'est à travers Amma qu'elle réalisera son rêve.

L'image que je retiendrai :

Celle de Samya enfant, rentrant à midi de son école et devant enfiler à la hâte une robe devenue trop petite pour elle, avant de repartir dans sa pension.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/17/21744019.html

Voici un roman lent, au rythme du Nil et de ses habitants. L'histoire se dévoile peu à peu, au fil des jours qui s'étirent, des années qui passent comme un souffle, une brise légère.

C'est l'histoire de Sit Samya, seule fille d'une famille de riche marchand dont la mère est morte. Elevée en institution religieuse, car sa famille est catholique dans un pays musulman, elle se meure d'ennui et de ne pas être entendue et encore moins comprise.

Son mariage se fait à la va-vite lors d'un revers de fortune du père, qui ne veut plus entendre parler de sa fille, lui préférant ses fils. Comme tout un chacun dans ce pays dont il n'est jamais prononcé le nom.

Un mari encore moins à l'écoute de sa femme, et qui n'attend que des fils, bien sûr. Samya ne trouvera une oreille attentive qu'auprès des femmes du village, sans oser toutefois se compromettre.

Elle prendra même en amitié Amma, qui façonne de ses doigts des statuettes pleines de vie.

Elle voudrait pourtant s'enfuir, Samya, elle en a souvent le désir, mais c'est à travers Amma qu'elle réalisera son rêve.

L'image que je retiendrai :

Celle de Samya enfant, rentrant à midi de son école et devant enfiler à la hâte une robe devenue trop petite pour elle, avant de repartir dans sa pension.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/17/21744019.html

L'origine du silence, roman

roman

Fleuve Editions

20,90
17 octobre 2011

Que tout ceci est emmêlé, quel sac de noeuds. Dès le départ, avec l'explosion de la bombe, le récit part dans tous les sens, l'auteur court deux lièvres à la fois.

Celui de l'attentat : Littlemore cherche le coupable jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat qui veut déclencher une guerre avec le Mexique car celui-ci veut nationaliser les puits de pétrole (cela ne vous rappelle rien ?!)

San soublier l'histoire de Colette et de son frère muet, qui démarre dans les tranchées de la Première Guerre, pour se continuer aux Etats-Unis, puis en Europe, puis retour aux Etats-Unis, bref, cette partie de l'histoire m'a presque donnée le tourni.

Oui, il est question de Freud et de sa théorie psychanalitique, mais sans plus.

Oui, il est question d'un attentat dont le coupable ne sera jamais vraiment démasqué.

Oui, il est question du radium, de la recherche nucléaire balbutiante et donc de Marie Curie.

Mais non, ce roman ne m'a pas convaincu, l'écheveau des différentes histoires étant trop embrouillé, et parfois même, le déroulement frôle le ridicule (comme lors de la découverte d'un toboggan géant menant à la cachette du butin où fonctionne un poêle pour faire fondre l'or.)

L'image que je retiendrai :

Celle du "méchant" qui cache bien son jeu en se faisant passer pour benêt, offrant un collier de diamants à Colette.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/14/22305063.html

Les ruines du ciel
17 octobre 2011

Que dire d'un livre de Christian Bobin, si ce n'est qu'il se déguste comme la confiture, avec les doigts, petit à petit. On rebouche le pot avec encore dans la bouche le goût sucré qui fait du bien à l'âme, et on y revient, encore, même quand on n'a plus faim.

Peu importe le sujet, pourvu que l'on ait l'ivresse du verbe.

Un des rares livres achetés, car j'aime y faire des cornes -comme celle d'abondance- marques-pages éternels.

L'image que je retiendrai :

Celle des religieuses de Port-Royal en habits blanc avec une croix rouge sur le devant.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/12/21743834.html

Rapport aux bêtes
17 octobre 2011

Acheté lors de la « Fête du livre de Saint-Etienne 2010 » car l'auteure était en résidence pour l'année, j'ai voulu essayer.

Le narrateur est Paul, le fermier -pas agriculteur, car il s'occupe de sa ferme à l'ancienne- avec sa façon bien particulière de s'exprimer comme le suggère le titre. A la longue, sur 273 pages, c'est fatiguant, et la lectrice que je suis aurait bien eut besoin de pauses.

Sans oublier qu'il appelle sa femme « Vulve », si, si : amis de la poésie, bonjour. Ceci également, au bout de quelques pages, cela devient lassant et limite énervant.

Car le personnage principal n'évolue pas, malgré Georges, l'universitaire-employé de ferme-portugais, qui tente de faire avancer les choses ; malgré la maladie de sa femme qu'il ne va même pas voir à l'hôpital et lui fait passer une lettre par Georges dans laquelle il parle... de la ferme.

Sans oublier qu'il bat sa femme et ses petits allègrement, qu'il vit dans le culte du Père mort et dont il va nettoyer la chambre régulièrement. On finit par comprendre que ce brave Paul n'en a pas trop dans le cabochon, ne comprend pas le monde dans lequel il vit, et que ça lui va bien.

Presque un roman sans issue et qui aurait mérité d'être plus court.

L'image que je retiendrai :

Celle de la fête organisée pour le retour de Vulve mais auquel Paul n'assiste pas car une vache met bas à ce moment-là.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/10/21743811.html

En avant, route !, Chemins de Compostelle

Chemins de Compostelle

Folio

7,90
17 octobre 2011

Me voici, le temps d'une lecture, sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, avec ceux que l'on appelle les pèlerins, qu'ils soient en recherche spirituelle ou non.

J'ai été étonnée de constater que nombres d'entre eux "font" et re-font le chemin chaque année, comme aimantés par cette route.

Il y est beaucoup question de podologie-pédopsychiatrie (allusion à une méprise sur le Chemin d'un pédopsychiatre, tentant de faire comprendre qu'il n'était pas podologue et y renonçant, devenant ainsi un as du soin des pieds).

Ce qui m'a fait rire : les éternels 4 derniers kilomètres de la journée, toujours insurmontables.

L'image que je retiendrai :

Celle du Finisterre espagnol où les pèlerins brûlent leurs hardes et mangent de délicieuses spécialités.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/07/22244514.html