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Elizabeth P.

L'anomalie, Roman
20,00
12 janvier 2021

Tout commence comme une série de nouvelles, chacune nous présentant un personnage différent.
Le seul point commun entre ces gens est un vol subissant des turbulences.
Et aussi des agents du FBI dont on se demande bien ce qu'ils veulent
Et puis tout d'un coup, ça s'éclaire mais nous voilà plongés en pleine science fiction.
C'est très contemporain.
On y rencontre même Trump et Macron.
Quelle imagination !
Voilà un Goncourt amplement mérité.
Tant pour l'histoire que pour le style et l'écriture.
Il maîtrise bien son affaire Hervé Le Tellier.
Mieux que moi, heureusement qu'il y a un récapitulatif des chapitres à la fin du livre parce que dans la deuxième partie j'étais un peu perdue entre tous les personnages.
J'ai dû faire de nombreux retours en arrière pour tout comprendre.
Mais c'est franchement de la bonne littérature comme on en redemande.
Bravo !

Tout le bleu du ciel
9,90
29 décembre 2020

♫ C'est un beau roman, c'est une belle histoire ♫

♫ C'est un beau roman, c'est une belle histoire ♫

Voilà ce que je me chantonne en refermant le livre, avec même une petite larme à l’œil à la fin.
A 26 ans, Emile apprend qu'il est atteint d'un Alzheimer précoce et que ses chances de vie ne sont que de deux ans maximum.
Il décide alors de partir en camping-car pour une nouvelle et dernière aventure sans prévenir sa famille.
Mais avant, il poste une petite annonce sur internet pour inviter quelqu'un à cette aventure.
Et contre toute attente, c'est une femme qui répond.
Joanne, énigmatique, frêle, menue, silencieuse, rêveuse.
Qu'elle est belle leur aventure dans les Pyrénées !
838 pages et pas un moment d'ennui.
C'est une forme de prouesse
Plus j'avançais dans ma lecture, plus je m'attachais à Emile et à Joanne.
Tout comme l'un s'attachait à l'autre, se révélant pudiquement, par petites tranches, avec beaucoup d'émotion.
J'ai eu un peu peur au début en voyant le pavé et le sujet.
Mais ma crainte n'était pas fondée.
Si le style n'a rien d'extraordinaire, les pages se tournent avec enthousiasme, leur histoire est très belle.

La laveuse de mort
22,80
21 décembre 2020

Mon dieu, que ce livre est dur !
Mais pourquoi dire mon dieu alors qu’après cette lecture on n’a qu’une envie, bannir toutes les religions, en particulier l’islamisme et la lecture aberrante du coran par certains.
J’ai dû plusieurs fois interrompre ma lecture pour passer à autre chose tellement c’est insoutenable.
C’est l’histoire de Frmesk dans les années 90, petite fille kurde élevée par ses grands-parents pour échapper à la violence de son père.
Au Kurdistan, la religion fait loi.
Les femmes ne sont que quantités négligeables, soumises entièrement aux hommes.
Fremsk qu’on retrouve en 2016 dans un hôpital au Danemark.
Le plus dur à accepter, c’est que Fremsk, c’est certainement Sara Omar.
En voyant sa photo sur internet, avec sa mèche blanche, ça m’a fait froid dans le dos.
Quel courage il lui a fallu pour écrire ce livre !
On a du mal à croire que cette histoire puisse se passer à notre époque tant l’obscurantisme règne en maître dans les pays soumis à la religion.
On comprend mieux pourquoi ces attentats, pourquoi cette violence dans le monde, pourquoi ces guerres, quand les hommes n’ont plus leur libre-arbitre.
C’est glaçant, c’est abominable.
Une suite est parue au Danemark.
Je sais qu’il me faudra prendre sur moi pour la lire, pour replonger dans cette barbarie, mais qu’il est indispensable de le faire pour savoir et comprendre ce qui se passe dans certains pays.
Même s’il est éprouvant, ce livre devrait être lu par tous, pour ne plus accepter que de telles conditions de vie soient imposées à des êtres humains.

La mère morte
18 décembre 2020

Blandine de Caunes raconte la maladie et la mort de sa mère Benoîte Groult.
J’aime beaucoup Benoîte Groult.
Je n’avais pas spécialement envie de lire ce livre.
Assister à la dégradation par Alzheimer d’une personne qu’on apprécie n’est pas spécialement des plus agréables.
Et cette lecture ne fut en effet pas des plus agréables.
Tout en respectant sa douleur, je n’ai pas spécialement apprécié la personne, ou du moins sa personnalité telle qu’elle apparaît dans le livre.
Un peu trop d’étalage de personnalités connues en plus.
Mais je reconnais qu’il doit être très difficile d’écrire sur la déchéance d’une mère aimée.
Alors pourquoi n’ai-je pas ressenti plus d’empathie pour elle ?
La deuxième partie par contre bouleverse vraiment.
Avant que sa mère de 96 ans ne meure, sa fille de 36 ans est tuée dans un accident de voiture
Trop c’est trop.
Ne bientôt plus avoir de mère et ne plus être mère ! Que ce doit être dur et éprouvant.

Rivage de la colère
14 décembre 2020

Alors là, bravo !
Quel magnifique roman !
Roman, mais pas que
Parce qu'il s'agit d'une histoire vraie.
Une sale histoire que je ne connaissais pas du tout...
Lorsque l'île Maurice a obtenu l'indépendance, elle a abandonné à l'Angleterre l'archipel des Chagos.
Mais quelques années plus tard, l'Angleterre l'a cédé aux États-Unis qui en a fait une base militaire.
Pour ce faire, il a fallu évacuer toute la population des îliens qui se sont retrouvés à St Maurice parqués dans des bidonvilles.
Ce n'est que le 25 février 2019 que le tribunal de la Haye leur rendra justice après 50 ans de luttes juridiques.
Étrange de ne jamais avoir entendu parler de cette histoire alors que la presse tourne en boucle les mêmes sujets jusqu'à l'indigestion.
Pourtant c'était l'année dernière !
Du coup j'ai fait des recherches sur Internet, tout cela est ahurissant.
Pour nous faire connaître cette histoire, Caroline Laurent a imaginé un récit et des personnages en s'inspirant de sa grand-mère mauricienne.
Et quelle histoire !
Passionnante, émouvante, prenante.
Les personnages principaux, Gabriel et Marie vivent une histoire d'amour palpitante mais entravée par de multiples malentendus.
Tous les autres chagossiens sont de beaux êtres, simples, sincères, courageux, solidaires.
Franchement, je ne suis pas prête d'oublier ce livre que j'avais vu plusieurs fois sans être particulièrement attirée.
Que ça aurait été dommage.
Je bénis cette insomnie de pleine lune qui m'a permis de le terminer dans la nuit.