• par (Libraire)
    27 octobre 2019

    Des vies

    Des photographies de plus ou moins bonne qualité, essentielles pourtant et rares.
    Elles ont été prises dans différents camps de concentration ou d'extermination par les détenus eux-mêmes. Elles sont, de fait, bien différentes de celles prises lors de la libération des camps, des conditions extrêmement dangereuses pour qui les prenait, de ce qu'elles disent de l'intérieur des camps.
    Elles ont été prises, pour rendre visible l'insoupçonné d'abord, qui au fil de la seconde guerre mondiale a été perçu, su, puis découvert lors la libération des camps par les alliés.
    Ceux qui se sont risqués à l'exercice photographique étaient habités par le souhait, la volonté de donner à voir, de témoigner preuves à l'appui, de ce qui se vivait, se fomenter au quotidien à l'intérieur des camps.
    Christophe Cognet nous dit ce qu'il sait de ceux qui ont pris les photographies, de ceux qui l'ont été quand ils ont pu être identifiés, et explique ce qu'elles signifient, du travail de recherche effectué avec des spécialistes confirmés pour les décrypter.
    Le trouble à la lecture de cet ouvrage vient de ce que l'on saisit du quotidien des détenus, des différences de sorts notables entre les êtres dans des temps et des espaces différents identifiés grâce à ces photographies.
    Le quotidien de l'enfermement, les lieux et les vies, la réalité du passé se trouvent fixés sur le papier, avec les moyens du bord, de façon aléatoire parfois des conditions difficiles et dangereuses pour qui se risquait à prendre ces photographies. Elles sont éclats d'instants réels, d'êtres du passé perçus tout à coup au présent. Passé qui doit rester présent dans l'esprit de chacun.