Aby Warburg. Une biographie intellectuelle, Suivie d'une étude sur l'histoire de la bibliothèque de Warburg, par Fritz Saxl
EAN13
9782252039588
ISBN
978-2-252-03958-8
Éditeur
Klincksieck
Date de publication
Collection
Hors collection Klincksieck
Nombre de pages
500
Dimensions
24 x 16 x 3 cm
Poids
1000 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Aby Warburg. Une biographie intellectuelle

Suivie d'une étude sur l'histoire de la bibliothèque de Warburg, par Fritz Saxl

Klincksieck

Hors collection Klincksieck

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Les successeurs d'Aby Warburg (1866-1929), l'éminent fondateur de l'Institut qui porte son nom, envisagèrent pendant des décennies de publier les très nombreux documents laissés par celui-ci à sa mort; sans succès, tant ce projet était ambitieux et en partie irréalisable. L'historien de l'art E. H. Gombrich, sollicité pour mettre ces documents en ordre, prit le parti de les trier afin de faire ressortir la trajectoire intellectuelle d'Aby Warburg.
C'est le sujet de cette biographie singulière, fruit de nombreuses années de décryptage et de sélection, où ne sont cités que des fragments pertinents des archives de Warburg à l'appui du récit rigoureux et lumineux de Gombrich.
Warburg publia peu de son vivant, mais il eut une influence décisive sur des historiens de l'art aussi différents qu'Erwin Panofsky et Kenneth Clark. La particularité des recherches d'Aby Warburg fait écho au parti pris de son biographe, féru de méthodologie: Warburg remettait en effet en cause une certaine théorie de l'histoire de l'art qui s'efforce de définir des « styles » et de les faire entrer dans des catégories, pour mettre l'accent sur des artistes singuliers, engagés dans des conflits subjectifs qui les amenaient à faire des choix personnels. D'après lui, l'artiste crée plus souvent en réaction à l'« esprit de son époque » qu'il ne la représente.
Connu surtout pour ses travaux iconographiques sur la Renaissance – dont une thèse sur Botticelli qui servit de point de départ à sa méthodologie –, Warburg tenta de faire entrer en résonance les découvertes en psychologie et en anthropologie avec l'histoire de l'art, tout en considérant avec effroi et curiosité le progrès de la technologie moderne. Ce portrait d'une figure-clef de l'histoire de l'art nous fait aussi découvrir un psychologue de la culture qui s'interroge sur le destin de la civilisation occidentale alors même que celle-ci est sur le point de s'engager dans la phase la plus dramatique de son histoire.

ERNST HANS GOMBRICH (1909-2001), historien de l'art britannique d'origine autrichienne, étudia à Vienne sous la direction de Julius von Schlosser, dont il appliqua d'abord la méthode philologique et historique d'analyse des phénomènes artistiques. Après s'être formé dans le cadre de la culture d'Europe centrale, il s'installa à Londres en 1936, où il dirigea, de 1959 à 1976, l'institut Warburg tout en enseignant l'histoire de la tradition classique à l'université de Londres. Les succès de son Histoire du monde et surtout de son Histoire de l'art lui valurent une renommée internationale (plus de 7 millions d'exemplaires vendus dans le monde). Il a également publié L'Art et l'illusion (1960), Freud et la psychologie de l'art (1965) Le Sens de l'ordre (1979) et L'Image et l'oeil (1985).

Présenté et traduit de l'anglais par Lucien d'Azay.
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