• par (Libraire)
    22 mars 2022

    Conseillé par Alban

    Dans ce premier roman, Adèle Rosenfeld éveille notre empathie pour soulever délicatement les préjugés liés à la différence invisible de la surdité. Elle nous raconte à travers ces pages, l’histoire d’une jeune femme qui passe du monde des entendants au monde des sourds avec un statut qui est lourd de sens, celui du handicap. Louise a toujours eu des problèmes de surdité qu'elle avait pris l'habitude de compenser. Jusqu’au jour où elle décide finalement de se faire poser un implant, sa déficience devenant une entrave à son quotidien. De manière indicible, Louise traverse deux frontières : celle qui sépare les entendants des malentendants et celle qui sépare le réel de l’imaginaire. Tandis qu’elle commence à dialoguer avec des amis qu’elle invente, le récit nous plonge à la frontière entre rêve et réalité.
    "Les méduses n’ont pas d’oreilles" nous fait perdre nos repères pour nous proposer une ode à la différence d’une luminosité incroyable.


  • par (Libraire)
    15 février 2022

    Drôle, incisif, poétique

    À la fois drôle, incisive et poétique, la plume d'Adèle Rosenfeld nous plonge aisément dans cet ouvrage très intime.

    Un coup de cœur d'Aude.


  • 4 février 2022

    Une écrivaine est née

    Adèle Rosenfeld raconte dans Les méduses n’ont pas d’oreilles le quotidien de Louise F., la trentaine née en banlieue parisienne avec ses yeux marrons et son petit mètre soixante, écartelée par une dichotomie qui envahit son quotidien.

    Une de ses oreilles est inapte à entendre d’où son appareil auditif caché comme est passé sous silence son handicap. Les cheveux recouvrent les oreilles et personne ne s’en rend compte puisque, en plus, elle n’en dit rien.

    Alors, lorsqu’elle répond oui à la place de non, on la prend pour une idiote. Mais, lorsque dans un bar, elle n’entend pas la question noyée dans le bruit du lieu, on lui fiche la paix toute la soirée, la laissant à sa solitude et aux amis qu’elle s’est inventée pour combler un manque social trop réel. Louise y est habituée et même, quelque fois, s’en réjouit, tellement est épuisante cette attention de tous les instants.

    Normalement, cela aurait pu continuer ainsi, sauf que le roman Les méduses n’ont pas d’oreilles s’ouvre sur la consultation chez le spécialiste. Il constate quinze décibels en moins sur l’autre oreille. Non seulement, il faut que Louise accepte ce dont elle a refusé depuis toujours, son statut de malentendante, mais prendre aussi la décision de devenir une femme bionique.

    Dans ce premier roman, Adèle Rosenfeld conte ce cheminement entre reconnaître sa différence et se faire poser ou non un implant. Elle présente les brouhahas inaudibles, les trous noirs au milieu d’une phrase, la perception des différentes fréquences et les lèvres qui ne se laissent pas regarder ou qui s’effacent dans la pénombre.

    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2022/02/04/adele-rosenfeld/